Le bonus-malus automobile n'a pas plombé les finances publiques en 2012

Pour une fois, le système du bonus-malus automobile n'a pas coûté un centime à l'Etat. En 2012, les dépenses liées à ce dispositif (230 millions d'euros) ont été intégralement compensées par les recettes, selon Les Echos. Une première depuis sa mise en place en 2008.

Pour rappel, ce mécanisme visant à inciter les Français à acheter des véhicules propres avait coûté 214 millions d'euros en 2008, plus de 500 millions en 2009 ainsi qu'en 2010, et encore 198,5 millions en 2011. Soit, au total, 1,45 milliard d'euros de déficits accumulés au cours de ces quatre années, avait dénoncé la Cour des comptes en mai dernier.

On pouvait aussi craindre le pire pour 2012 : le bonus avait en effet été amélioré cet été pour les véhicules hybrides et électriques. Mais les ventes de véhicules 100% électriques ont finalement été moins importantes que prévu (seulement 5.661 véhicules de ce type ont été immatriculés entre janvier et décembre), explique le quotidien économique.

Pas sûr toutefois que cet équilibre budgétaire s'observe encore cette année. Certes, les malus ont été durcis au 1er janvier (lien), ce qui devrait rapporter davantage à l'Etat : 402 millions d'euros, selon les projections du gouvernement. Mais l'exécutif s'attend aussi à un bond des dépenses liées aux bonus, à 453 millions. Ce qui aboutirait à un déficit de 49 millions d'euros.

Retrouvez cet article sur capital.fr