LDC : la rentabilité annuelle devrait reculer un peu plus que prévu

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LDC (Euronext: LOUP.NX - actualité) a souffert au cours du premier semestre de son exercice 2012/2013, mais est parvenu à faire progresser sa marge opérationnelle à 2,8% (après 2,4% un an avant), soit un résultat de 37,7 millions d'euros sur 1,362 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Ce niveau de rentabilité dépasse la prévision de Gilbert Dupont (33,9 millions d'euros) mais tombe court par rapport à celle de Portzamparc (47 millions d'euros). Le bénéfice net progresse de 25,1% à 24,4 millions d'euros. Le volailler fait état sur cette période courant de mars à août d'une capacité d'autofinancement en progression à 60,9 millions d'euros.

En France, le groupe est plutôt satisfait du déroulement du semestre dans la volaille, avec de bons chiffres pour les produits à forte valeur ajoutée (élaborés et labels en particulier), et une progression des volumes "particulièrement nette au second trimestre" dans les autres activités, grâce à "la restructuration de la filière associée à une bonne tenue de la consommation". A l'international, le marché polonais, qui représente 87% de la division, est toujours porteur. Le pôle traiteur commence à profiter de la restructuration engagée chez Marie lors de son rachat, selon la direction.

LDC précise que la rentabilité du semestre a été aidée par un effet de base favorable, puisque le même semestre du précédent exercice avait bénéficié d'un contexte de prix des matières premières plus élevé non compensé par les hausses de prix. Le bilan reste sain avec 683 millions d'euros de fonds propres et 39 millions d'euros de trésorerie nette. La société souligne que cette solide assise est un véritable atout à l'heure du lancement d'un programme industriel de 100 millions d'euros, alors que la filière est en phase de consolidation.

Pour le semestre en cours, qui se clôturera fin février, la prudence reste de mise. La direction, qui a déjà passé deux hausses tarifaires pour contrer la hausse du prix des matières premières, va en mener une troisième. Cela devrait lui permettre d'afficher 75 à 80 millions d'euros de résultat opérationnel courant en France pour la volaille pour l'ensemble de l'exercice, contre 91,3 millions d'euros lors de l'exercice 2011/2012. A l'international, le résultat opérationnel courant devrait dépasser 7 millions d'euros, comme l'année précédente. Dans le pôle traiteur, la perte opérationnelle devrait être divisée par trois et se limiter à 2 millions d'euros. Au final, le résultat opérationnel courant atteindrait 80 à 85 millions d'euros, soit une baisse de 10 à 15% sur celui du précédent exercice. Le consensus annuel de 6 analystes ressortait à 94,1 millions d'euros sur la période en terme de résultat opérationnel courant, soit une contraction limitée à -2,1%.

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