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L'atterrissage brutal du fondateur de Softbank rattrapé par la crise de la tech

Takehito Kobayashi/AP/SIPA

Le charismatique fondateur de Softbank, Masayoshi Son, avait investi avec agressivité dans la nouvelle économie. Le retournement du marché le place en grande difficulté.

-1,4 milliard: c’est le montant de la valeur négative du fonds saoudien Vision Fund, a annoncé son opérateur, le conglomérat Internet japonais Softbank, le 11 novembre. Le Vision Fund avait été confié en 2017 au fondateur de Softbank, Masayoshi "Masa" Son, nanti de cent milliards de dollars. À l’époque, "Masa" promettait à Mohammed Ben Salmane, l’homme fort de Riyad derrière le Vision Fund, de convertir la somme en trillions en quelques années à coup d’audacieux investissements. Rien n’était trop beau ni trop cher pour l’entrepreneur nippon, qui faisait son marché parmi les jeunes pousses de la tech pour tenir sa promesse.

"À chaque fois qu'il y a un deal, Son arrive, et il investit plus que nous", se lamentait à l’époque un cadre exécutif de Rakuten, autre investisseur Internet japonais, lassé de voir les entreprises prometteuses lui passer sous le nez. Devant les marchés babas, Masayoshi Son expliquait doctement avoir mis au point une stratégie à 300 ans, soit une durée plus longue que celle de l’Empire colonial français... Il avait, pour convaincre les investisseurs, son titre de gloire: la valorisation stratosphérique du géant chinois de la distribution en ligne Alibaba, passé de 20 millions de dollars en 2000 à 150 milliards en 2020. De même, la volatilité des titres de la tech a occasionné au Vision Fund pendant sa courte histoire de gigantesques variations de valorisation, culminant en 2021 à +66 milliards.

Spectaculaire fiasco du secteur

Mais le vent semble avoir tourné pour de bon cette fois pour "Masa". Les nuages s’amoncellent au-dessus de sa tête. Softbank est associé à la désaffection actuelle pour la tech. D’autant que son nom est dans les plus spectaculaires fiascos récents du secteur, du groupe de bureaux partagés WeWork à la plateforme de cryptomonnaies FTX. Il pâtit aussi du tour de vis infligé par les autorités chinoises au secteur, dont les nombreuses entreprises dans lesquelles Son avait investi. Il souffre enfin de la chute du yen, qui renché[...]

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