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A l'Assemblée, Borne appelle au compromis… et prend le risque de l'immobilisme

AFP - Bertrand GUAY

Devant les parlementaires, la Première ministre a tenu un discours sur la méthode, en appelant au compromis et à trouver des "majorités de projets". Mais elle est restée très floue sur les réformes, cherchant à éviter les sujets clivants, ce qui risque de conduire à un quinquennat assez immobile.

Un contraste saisissant. Le 4 juillet 2017, Edouard Philippe, bombardé Premier ministre d’Emmanuel Macron, détaillait devant l’Assemblée nationale, dans son discours de politique générale, une feuille de route précise du projet du président élu, au reste à charge zéro sur les lunettes en passant par les baisses d’impôts. Cinq ans plus tard, le tableau est radicalement différent. ce qui l’a contraint à faire un discours de politique générale aux antipodes de celui d'Edouard Philippe. Bien plus axé sur la méthode que sur le fond des réformes.

Avec un message absent en 2017: l’ouverture. L’exécutif est ouvert à discuter et à amender ses textes pour obtenir la majorité qu’il a perdue dans les urnes. "Les Français nous demandent d’agir autrement, nous invitent à une recherche active de compromis", un mot auquel il faut redonner une vertu "longtemps oubliée", a souligné la Première ministre, très chahutée dans son discours mais restée assez imperturbable. "Soyons à la hauteur. Nous allons écrire une nouvelle page politique".

Une majorité relative mais pas inactive

Son credo: trouver des "majorités de projets" sur les lois qui seront présentées car "bâtir ensemble, ce n’est pas renoncer à notre identité". Et elle a fait la promesse que cette mandature ne serait pas celle de l’impuissance: "une majorité relative n’est pas synonyme d’action relative". Assez habilement, avec un sourire en coin, elle a cité les présidents de groupes parlementaires (Olivier Marleix de LR ou Julien Bayou pour les écologistes) partageant certaines de ses préoccupations. Et elle a rappelé que des majorités relatives avaient été actives à l’Assemblée: en 1958, sous le général de Gaulle, avec la création des CHU et de l’assurance chômage et en 1988, sous François Mitterrand, en créant le RMI et la CSG.

Le discours sur la méthode était donc important dans une Assemblée plus habituée aux affrontements stériles qu’aux compromis. Mais sur le fond, sur les réformes susceptibles de faire l’objet de c[...]

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