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L'ancien ministre socialiste Paul Quilès est mort à l'âge de 79 ans

·2 min de lecture

L'ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense, Paul Quilès, est mort ce vendredi 24 septembre à l'âge de 79 ans.

Plusieurs fois ministre dans les années 80 et 90, notamment de l'Intérieur et de la Défense, Paul Quilès, mort vendredi à l'âge de 79 ans, a été une figure marquante de la mitterrandie au pouvoir. Yeux bleus perçants et sourire rare, ce polytechnicien à l'allure stricte avait été en 1981 au centre d'une vive polémique après des propos maladroits, exploités par la droite, sur la nécessité de "faire tomber des têtes", une fois la gauche arrivée au pouvoir.

Maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn) de 1995 à 2020, élu au premier tour lors de quatre mandats consécutifs, il a été député à plusieurs reprises, à Paris puis dans le Tarn, où naquit Jean Jaurès.

Fils d'un officier et d'une institutrice, Paul Quilès est né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis-du-Sig, en Algérie française. Après Polytechnique, il est jusqu'en 1978 ingénieur dans le secteur énergétique auprès de la compagnie pétrolière Shell.

Parallèlement, ce catholique, ancien de la jeunesse étudiante chrétienne (JEC), entre au PS en 1972 et milite dans le courant mitterrandiste.

Son ascension politique prend un véritable essor en 1981, quand il devient le directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand qui, en mai, accède à l'Elysée.

En octobre, lors du congrès socialiste de Valence, il lance, évoquant la haute administration : "Il ne faut pas se contenter de dire de façon évasive, comme Robespierre (...) en 1794 : + Des têtes vont tomber +. Il faut dire lesquelles et le dire rapidement !". La droite s'indigne contre celui qu'elle va surnommer dès lors "Robespaul", argument largement utilisé contre lui en 1983 quand il briguera, en vain, la mairie de Paris contre Jacques Chirac.

Soutien de Rocard

M. Quilès, qui fut, toute sa vie, un responsable politique modéré, expliqua par la suite qu'il voulait en fait "éviter ce qui aurait pu ressembler à une chasse aux sorcières". Mais il admit avoir commis "l'erreur" de prononcer un nom, Robespierre, à "forte charge négative".

Il a plus tard rendu publiques de[...]

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