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Lancement de Renaissance: la Macronie tente de ranimer le parti présidentiel

Jean-Christophe Verhaegen/AFP

Fini, l'utopie de 2016. LREM se transforme le 17 septembre en parti politique classique, baptisé Renaissance, pour enfin construire un socle idéologique et une implantation locale. Un pari pour 2027.

C'était l'utopie macroniste. En 2016, le mouvement En Marche créé par Emmanuel Macron, qui lui a permis de conquérir le pouvoir, voulait "réinventer la politique" et bâtir du nouveau sur les décombres des vieux partis qualifiés d'"astres morts". Objectif: créer un large mouvement, avec une adhésion gratuite des adhérents, dépassant le clivage gauche-droite et ouvert sur la société, en multipliant les projets associatifs locaux dans l'éducation ou l'environnement. Il s'agissait aussi de lutter contre les baronnies locales des vieux partis, d'où la centralisation des subventions publiques et la très faible autonomie accordée aux responsables locaux, les référents, désignés par le siège parisien.

Normalisation inéluctable

Cinq ans plus tard, l'utopie a fait long feu. Le 17 septembre, au Carrousel du Louvre, à Paris, les militants du parti présidentiel vont officialiser sa transformation en organisation politique classique. L'adhésion devient payante, les militants éliront leurs représentants locaux, qui recevront enfin des moyens financiers, et les activités associatives sont mises en veilleuse pour se concentrer sur la politique. "Le projet de créer une ONG de la politique n'a pas réussi, souligne le politologue Bruno Cau-très, chercheur au Cevipof. Surtout, l'implantation locale, dans les profondeurs sociologiques du pays, a plutôt échoué." En témoigne l'échec cuisant aux élections municipales et régionales. "La transformation d'En Marche en une organisation politique plus classique était inéluctable", conclut Cautrès.

Au sein de la Macronie, certains demandaient ce changement de longue date. , l'élection des dirigeants locaux par les militants. "A l'époque, nous avons eu peur de l'entrisme des partis concurrents dans notre mouvement. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une respiration. L'élection des dirigeants locaux va insuffler un nouveau dynamisme." Même satisfaction du député Stéphane Travert, ex-ministre de l'Agriculture, soutien d'En Marche de la première heure[...]

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