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L'Afrique juge les centrales au gaz indispensables à son développement

P. Dejong/AP/Sipa

Le continent africain, qui a besoin de centrales au gaz pour se développer, dénonce l'hypocrisie occidentale qui en restreint le financement au titre de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais les sources renouvelables ne peuvent suffire à produire toute l'énergie électrique.

Si le problème des pays riches consiste à parvenir à un approvisionnement énergétique propre, celui de l'Afrique est d'abord de développer sa production. La consommation moyenne par personne et par an en Afrique subsaharienne équivaut à 1,5% de celle des Etats-Unis. Un Africain utilise au total moins d'électricité chaque année qu'un Américain pour son seul frigo. Un faible usage d'énergie est la conséquence de la pauvreté, mais c'en est aussi la cause. Si l'Afrique entend devenir plus prospère, elle devra donc consommer bien plus d'énergie, y compris d'origine fossile. Or cette perspective place le continent sur une trajectoire qui heurte un monde riche en pleine hypocrisie, restreignant le financement de centrales au gaz destinées à l'usage local. "L'Occident estime-t-il donc que l'Afrique doit rester sous-développée?", fulmine Matthew Opoku Prempeh, le ministre ghanéen de l'Energie.

Renouvelables insuffisants

Certes, les technologies propres offrent une formidable opportunité à l'ensemble du continent. Elles constituent la principale source de production d'électricité dans 22 de ses 54 pays. Mais l'Agence internationale de l'énergie pointe que si l'Afrique veut fournir d'ici à 2030 un accès à l'électricité à tous, elle devra quasiment doubler ses capacités et ses investissements.

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Même si les Etats investissaient massivement dans les renouvelables dans les décennies qui viennent, ils continueront à avoir besoin de sources d'électricité fiables, en mesure de compenser les aléas météorologiques qui affectent l'éolien et le solaire. L'hydroélectrique peut être utile, mais uniquement là où l'on trouve des cours d'eau empruntant des vallées étroites. Et le gaz reste difficile à surpasser dès qu'il s'agit de faire tourner les industries lourdes.

Projets non financés

Au cours des dernières années, les pays riches et les banques multilatérales ont dépensé environ 4 milliards de dollars par an pour construire de[...]

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