Laetitia de Ménibus: le combat d'une femme pour relancer le Gouffre de Padirac

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Ce superbe site naturel de la vallée de la Dordogne appartient à la même famille depuis cinq générations. Arrivée aux commandes en 2003, l'actuelle dirigeante, Laetitia de Ménibus a dû se battre bec et ongles pour le relancer. L'engouement pour le tourisme en France et les vacances apprenantes lui ouvrent de grands perspectives.

Lorsque l’on parle d’un "gouffre" dans le monde des affaires, c’est toujours pour évoquer une entreprise qui subit des pertes très lourdes. Mais ici, il s’agit bien d’un gouffre mais qui -avant la pandémie bien sûr- constitue une entreprise tout à fait prospère et rentable. Ce gouffre est même une star internationale, connu bien au-delà de sa région d’origine dans le département du Lot. Il n’en a pas toujours été ainsi.

Particularité amusante, le Gouffre de Padirac est un site naturel privé et appartient à une famille qui l’exploite depuis cinq générations. "Ce qui a fait la renommée de ce lieu, c’est qu’il ne présente pas seulement un gouffre mais aussi une rivière souterraine et une grotte. Tout a été aménagé depuis des décennies pour que le grand public puisse y accéder", explique Laetitia de Ménibus-Gravier, l’actuelle présidente de la société qui détient et exploite le Gouffre de Padirac.

Lorsque cette ancienne communicante, diplômée d’une maîtrise d’anglais à la Sorbonne et passée par HEC, est arrivée à la tête de l’entreprise en 2003, le site était vieillissant, sans informatique pour la billetterie et les réservations. Il n’y avait pas vraiment de siège administratif et, plus grave, le fonctionnement quotidien avait été délégué au fil des ans par son grand-père, à la CGT, devenue omniprésente dans la gestion. "Lorsque je suis arrivée, on a tenté de me convaincre que je ne devais rien changer, par tous les moyens, y compris des menaces de mort!", raconte cette femme d’affaires au caractère trempé. "Je me suis inspirée de Margaret Thatcher, la dame de Fer. J’ai pris des décisions et je n’ai eu de cesse qu’elles soient mises en œuvre". Le combat a été épique, avec des grèves interminables, des actions en justice… plus de dix ans, entre 2005 et 2015, avant un retour à la normale. Pas toujours soutenue localement, malgré les effets positifs de son entreprise pour l’économie locale, elle a trouvé conseils et soutien moral auprès d’homologues entrepreneurs, au se[...]

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