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Labos, biotechs... Enquête sur les milliards des vaccins

·2 min de lecture

Emergence des biotechs, souveraineté européenne chahutée, audace américaine payante… La pandémie rebat les cartes des Big Pharma. Diagnostic sur le business de cette industrie lucrative et les fortunes diverses des grands labos.

C'était le 3 mars - à une époque, sans doute, où l'on pouvait encore y croire. Invité d'un débat sur l'Europe de la santé, organisé par le think tank Confrontations Europe et dont Challenges était partenaire, Jean-Marc Cavaillon, professeur honoraire de l'Institut Pasteur, expert en immunologie et infectiologie pour des organismes de recherche internationaux, osait l'optimisme : « On a vécu les pénuries de masques, de tests, les lourdeurs administratives - 90 pages pour le document du vaccin Pfizer ! Mais il y a eu des moments de grâce : la commande commune de vaccins notamment, étape fondatrice de l'Europe de la santé. » Depuis, patatras ! L'Europe du vaccin déraille, alors que le volontarisme britannique ou américain triomphe.

Et les grands laboratoires sont devenus la première cible de Bruxelles - et de l'opinion publique.

Malmenés par la crise sanitaire, les ténors de la Big Pharma ? En Bourse, c'est certain. Depuis le début, leur parcours sur les marchés témoigne aussi bien du succès de leur recherche que des retards et annonces déceptives de chacun. L'action Johnson & Johnson décolle depuis que l'Organisation mondiale de la santé a plébiscité, mi-mars, son vaccin unidose quand celle d'AstraZeneca ne cesse de trembler au gré des doutes sur le sien.

Chahutés par les marchés, les grands laboratoires ne le sont pas dans leurs livres. Les 15 milliards de dollars de recettes attendus cette année par Pfizer pour son sérum conçu avec BioNTech frappent les esprits. D'autant que l'américain, totalement décomplexé, y associe une marge avant impôt de 25 à 30 %. Adieu le vaccin « bien public mondial » (sauf pour AstraZeneca, lire page 13)… Place au business, avec les Etats-Unis et la Chine en figures de proue. « L'Europe n'était pas la mieux préparée, mais la santé n'était pas de ses compétences, même les outils n'existaient pas , pointait Olivier Bogillot, le président de Sanofi France, à ce même colloque début mars. Le premier pays qui a appelé Sanofi après l'annonce par[...]

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