La sincérité budgétaire du gouvernement remise en question par l'iFrap

Hollande parviendra-t-il à rétablir l'équilibre des finances publiques en 2017, comme il s'y est engagé ? Rien n'est moins sûr, si l'on en croit une étude de l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (iFrap), qui doit être publiée la semaine prochaine

Hollande parviendra-t-il à rétablir l'équilibre des finances publiques en 2017, comme il s'y est engagé ? Rien n'est moins sûr, si l'on en croit une étude de l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (iFrap), qui doit être publiée la semaine prochaine. Pour ce think tank d'orientation libérale, le montant des économies sur les dépenses publiques annoncées par le gouvernement est largement surestimé.

Premier reproche : ces économies sont estimées par rapport à la hausse tendancielle des dépenses, et non à leur valeur absolue. En clair, l'exécutif calcule ce qu’il aurait déboursé en 2013, en tenant compte de l’inflation et du dérapage "spontané" du budget, et prévoit de dépenser moins que cette anticipation, explique l'Ifrap. Conséquence : le montant total des dépenses va en réalité augmenter de 1,1 milliard d'euros l'an prochain, à 370,9 milliards.

De plus, les socialistes surestiment la hausse tendancielle des dépenses, dénonce le think tank. Un constat confirmé par Gilles Carrez (UMP), le président de la Commission des finances de l'Assemblée, cité dans l'étude. En réalité, les mesures annoncées permettraient d'économiser seulement 5,8 milliards d'euros en 2013, calculent les auteurs.

Certes, l'Etat pourrait aussi réaliser des économies sur la charge de la dette, grâce à la faiblesse des taux. Si les rendements restent à leur niveau actuel, cela permettrait de glaner quelques 4,9 milliards d'euros supplémentaires l'an prochain. Mais il suffirait qu'ils remontent pour que ce pactole parte en fumée. "Une ...

... Lire la suite sur capital.fr