La guerre Fillon-Copé, dans le business aussi 

Le calme était presque revenu au sein de la première force d’opposition. Du moins en apparence. Ce mardi, au moment où François Fillon présentera sa feuille de route à la Mutualité pour les quatre futures années, Jean-François Copé animera une audio-conférence avec les cadres de l'UMP sur « l’avenir du mouvement ». Entre les deux ténors se joue une guerre d’égo… ainsi que qu’une vraie guerre éco. Qui, du séguiniste repenti ou du libéral assumé, est le plus «business friendly» ? Réseaux patronaux, doctrine, action gouvernementale et gestion locale : Capital a refait le match.

> Leurs réseaux patronaux : égalité

Il lui aura fallu une cheville cassée pour que François Fillon révèle au grand jour sa proximité avec les grands patrons. C’était l’été dernier, après une chute de scooter à Capri, où il séjournait chez le président de Ferrari Luca di Montezemolo. «Il est en ligne directe avec beaucoup d’autres», assure Antoine Gosset-Grainville, son ancien directeur de cabinet adjoint. Et de citer en tête de liste l’ami Henri de Castries, P-DG d’Axa, que l’ancien Premier ministre avait songé à faire entrer au gouvernement en 2007.

Fillon versus Copé, c’est l’Afep (le lobby des grands groupes) contre Croissance Plus (l’association des entrepreneurs). Au premier les poids lourds du CAC : les Jean-Pascal Tricoire (Schneider), assez proche, Christophe de Margerie (Total), Patrick Kron (Alstom) ou Frédéric Oudéa (Société générale). Au second les quadras ambitieux et les «pigeons» du matraquage fiscal : Geoffroy Roux de Bézieux (Virgin Mobile), Bruno Vanryb (Avanquest), Charles Beigbeder entre autres fans. Ce dernier est en première ligne. «Jean-François m’a sollicité quand il a créé Génération France», explique l’ancien président de Croissance Plus et de Poweo. Libéral bon teint, secrétaire national de l’UMP où il anime un atelier «pédagogie de la réforme», Beigbeder lui prodigue ses idées entre dîners du dimanche soir et ...

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