La Bourse de Paris n’a finalement pas rebondi

Au terme d’une séance animée par la réunion mensuelle de la Banque centrale européenne (BCE) et la publication des résultats trimestriels de grandes entreprises, le CAC 40 a encore perdu 0,06%, terminant à 3.407,68 points, après avoir chuté de 2% hier. Dans le vert pendant l’essentiel de la séance, les marchés ont finalement été emportés par les craintes sur la croissance de la zone euro et sur la gestion de la « falaise budgétaire » par Barack Obama.

Sans surprise, la BCE a maintenu à 0,75% son principal taux directeur. Son président a surtout répété que la croissance dans la zone euro devrait rester faible l’an prochain. Hier déjà, la Commission européenne a révisé à la baisse ses prévisions, l’économie de la zone euro devant se contracter de 0,4% cette année, et connaitre une croissance symbolique de 0,1% en 2013.

Aux Etats-Unis, les inquiétudes liées à la gestion de la « falaise budgétaire » (fiscal cliff) ont perduré. Sans accord d’ici la fin de l’année entre les membres du Congrès, 600 milliards de dollars de hausses d’impôts et de réductions des dépenses publiques prendront effet automatiquement au 1er janvier 2013, menacant directement la reprise de l’économie américaine, voire mondiale.

Du côté des actions, Cap Gemini a été sanctionnée, chutant de 4,59%. La direction a maintenu sa prévision d’une croissance supérieure à 1% pour l’ensemble de l’exercice, ainsi que son objectif de progression de la marge opérationnelle. Mais les analystes s’attendaient à ce que le groupe relève ses objectifs financiers.

Non loin, EADS a décroché de 4,15%, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des objectifs de croissance confirmés pour l’ensemble de l’année. En fait, ce sont de nouvelles échauffourées avec Berlin qui ont fait chuter le titre : le gouvernement allemand s'apprêterait à racheter jusqu'à 15% du capital du géant de l’aéronautique.

De son côté, Legrand (-3,42%) s’attend ...

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