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Et si l’on osait verser un revenu de base aux jeunes défavorisés ?

·2 min de lecture

Un tel dispositif permettrait aux jeunes issus de milieux modestes ou non aidés par leur famille de suivre des études. Et donc de sortir du cercle vicieux de la pauvreté.

Pour aider les jeunes, particulièrement touchés par les conséquences de la crise sanitaire, pourquoi ne pas expérimenter un revenu de base ? Le débat fait rage et met en lumière une réalité peu glorieuse pour la France : 19,7 % des 18-29 ans ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, alors que pour l’ensemble de la population ce taux est de 14,8 % (voir graphique ci-contre).

En cause, notre système social construit autour d’un principe de dépendance des jeunes adultes envers la solidarité familiale, caractérisé par l’absence d’aide monétaire de droit commun pour les personnes de moins de 25 ans. Cette logique impose aux jeunes d’origine modeste et à ceux en rupture avec leurs parents une situation de détresse financière, que la crise sanitaire et la hausse du chômage n’ont fait qu’aggraver. Certes, il existe des dispositifs pour aider les jeunes les plus en difficulté. Le plus efficace est la « garantie jeune », une allocation destinée aux jeunes sans emploi et sans formation vivant en dehors du foyer familial, assortie d’un accompagnement intensif (formation, mise en situation professionnelle, etc.). Mais sa durée est limitée à douze mois et la mobilisation de travailleurs sociaux pour l’accompagnement en limite par nature le nombre de bénéficiaires.

Quant aux étudiants, des bourses sont octroyées à ceux d’origine modeste mais elles sont d’un montant insuffisant. Exemple : un étudiant, enfant unique, faisant des études supérieures à plus de 30 km de chez ses parents, et dont les parents ont un revenu global de 1 500 euros bruts par mois, ne perçoit que 257 euros par mois. En ajoutant les aides au logement (APL), cet étudiant vit avec 514 euros par mois. Comment imaginer qu’il puisse se loger, se nourrir, payer ses transports, un téléphone ou encore un ordinateur pour étudier correctement ? Le plus probable est que cet étudiant n’existe pas, ayant simplement renoncé à faire des études. Or les travaux académiques montrent que l’accès à l’enseignement supéri[...]

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