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L’or de “Hemeti” et les armes de Wagner, les enjeux cachés du conflit au Soudan

Dessin d’Osama Hajjaj, Jordanie. Cagle Cartoons

L’or est le “carburant” du conflit au Soudan. Certes, la population soudanaise est dramatiquement pauvre, mais le sous-sol du pays regorge de “ressources importantes en pétrole, en or et d’autres minéraux précieux comme l’argent, le fer”, détaille Le Soir.

Avec la sécession du Soudan du Sud, en 2011, qui a privé Khartoum de “75 % de ses réserves pétrolières”, le pays s’est tourné vers l’exploitation de l’or, dont les principales mines sont situées au Darfour. Hemeti, originaire de cette région, a assis son contrôle sur le trafic du métal précieux, devenant ainsi l’homme le plus riche du pays.

Les appétits russes et émiratis pour l’or expliquent en partie leur soutien au général Hemeti. Dès avant le conflit, l’or soudanais a inondé le marché intérieur émirati. Par un système complexe, “Dubaï, l’une des principales plaques tournantes du commerce de l’or dans le monde, a fourni les moyens nécessaires pour échanger cet or contre de l’argent liquide. Une fois de plus, les Émirats arabes unis sont apparus comme un pôle d’échange essentiel reliant les acteurs locaux aux puissances mondiales”, affirme Middle East Eye.

La Russie veut le monopole pétrolier

Pour ce qui est des intérêts russes, le groupe Wagner s’est enrichi grâce à des concessions aurifères au Soudan, note le site panarabe. Cet or soudanais lui a également permis de financer ses opérations sur le continent africain. Ces liens expliquent que, dès le début du conflit opposant Hemeti à Al-Burhan, Wagner a fourni des missiles aux RSF pour les soutenir dans leur combat contre l’armée du pays, selon les informations de CNN.

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Mais la Russie a un autre intérêt au Soudan, géostratégique celui-là. Moscou souhaite en effet construire une base navale à Port-Soudan afin de la relier à sa base de Tartous, en Syrie, et d’étendre son influence sur la mer Rouge. Le but, analyse The New Arab, est de “dominer ainsi le trafic maritime de la Méditerranée à l’océan Indien”.

Or, rappelle à propos le média saoudien, qui tient la mer Rouge tient “la principale artère d’exportation de pétrole”, par laquelle transitent 4,5 millions de barils par jour. La Russie, si elle réussit à installer cette base, pourrait dès lors “contrôler l’approvisionnement mondial en pétrole et accroître son influence sur la politique énergétique des pays du Golfe”, sinon du monde.

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