L’opération séduction d’AdopteUnMec.com

Une aventure sans prise de tête me conviendrait très bien, jolie Julie. J’aime m’amuser et je suis un peu coquin ;-)», nous écrit Michel, un Marseillais de 25 ans, sur AdopteUnMec.com. Coup d’œil sur son profil, histoire de voir ce que les autres filles ont pensé de lui : ce «grand brun aux yeux bleus, peu poilu et non fumeur» a décroché la note de 3/5 grâce à ses «fonctions» de masseur et de bricoleur et à ses «accessoires» : lit à deux places, chien, voiture. Pas mal. Sauf que le l’onglet «Rivales» m’indique que nous ne sommes pas seules sur le coup : Magalie, Lise et Chouquette ont déjà entrepris de lui faire la causette. Deux possibilités : le «réserver pour 24 heures» ou aller au rayon des «nouveaux produits» passer en revue les profils desderniers mâles inscrits. On peut compter sur le réassort : le site enregistre chaque jour en moyenne 7.200 nouveaux inscrits, dont la moitié sont des hommes.

Concept décalé. En seulement quatre ans, AdopteUnMec a fait une percée fulgurante sur un marché qui, entre le géant Meetic et la flopée de sites développés dans son sillage (Be2, Parship, eDarling…), semblait pourtant saturé. La clé de ce succès ? Avoir réussi à accrocher les 18-30 ans avec son concept décalé de «supermarché de la rencontre». «Tous ceux qui s’y étaient risqués auparavant avaient été jugés ringards par les jeunes», s’amuse Ludovic Huraux, fondateur du très sérieux site Attractive World.

Cible à petit budget. Très porteur étant donné le fort taux de célibat de cette population, le marché présente une difficulté de taille : les jeunes sont des clients au budget réduit, plutôt rétifs à mettre la main au porte-monnaie. AdopteUnMec a pourtant réussi à faire débourser 30 euros par mois à 180.000 hommes (sur 600.000 membres actifs). Et devrait terminer l’année avec un chiffre d’affaires de près de 10 millions d’euros. «Basculer vers un système d’abonnement payant est incontournable : les revenus publicitaires ne... ...

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