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Non, l’inflation n’est pas une bonne nouvelle pour les finances de l'Etat

ERIC GAILLARD

La hausse des prix atteint encore 5,8% en août. Si elle permet de réduire à court terme le taux d’endettement public, elle provoque surtout un dérapage global des dépenses des administrations. Explications.

C’est un tout petit mieux. Selon l’Insee, l’inflation a légèrement ralenti en août, , soit le même niveau qu’en juin. Il s’agit de la première inflexion après douze mois de hausse ininterrompue. Une petite embellie liée exclusivement à la modération des prix de l’énergie, qui n’augmentent plus "que" de 22,2% sur un an, au lieu de 28,5% en juillet. En revanche, les prix de l’alimentation continuent d’accélérer, à +7,7%, tout comme ceux des produits manufacturés, à +3,5%.

, l’inflation est, en revanche, parfois présentée comme une bonne façon de redresser les finances publiques. En effet, de prime abord, elle pousse à la hausse la valeur de la richesse produite (le montant du PIB en milliards d’euros) tandis que le stock de dettes, lui, ne bouge pas. Du coup, le ratio d’endettement du pays diminue mécaniquement à court terme. D’ailleurs, le gouvernement prévoit une légère baisse de la dette publique en 2022, de 112,5% à 111,9% du PIB. Mais il ne faut pas oublier les autres effets délétères de l’inflation sur les recettes et les dépenses des administrations. Explications.

Hausse des dépenses sociales

Lors de la période de reconstruction après-guerre, l’inflation était due à un emballement de l’économie et à une demande interne dynamique. Aujourd’hui, elle vient d’un choc externe sur les prix des matières premières et des produits alimentaires importés, lié notamment à la guerre en Ukraine. Ce choc appauvrit l’économie nationale et les ménages, alors que les salaires ne sont plus indexés sur les prix. Il force donc l’Etat à prendre des mesures coûteuses pour soutenir le pouvoir d’achat: bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité, remise à la pompe, déblocage du point d’indice des fonctionnaires… Au total, le gouvernement a mis sur la table près de 45 milliards d’euros en 2022, soit 1,8 point de PIB.

Parmi ces mesures, la revalorisation des salaires des agents publics va avoir de lourdes conséquences financières pour les années à venir. Même chose pour de nombreuses[...]

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