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L’incroyable cyber-résistance ukrainienne face à l’offensive russe

SIPA

C'est la première fois dans un conflit moderne qu'un pays arrive à résister à une cyber guerre d'envergure. Le général Aymeric Bonnemaison, commandant de la cyber défense française analyse la situation et explique comment les ukrainiens ont réussi à déjouer les attaques et à résister. Il en tire des conséquences pour la France et l'Europe.

"Le leçon de ce conflit, commence le général de division Aymeric Bonnemaison, commandant français de la cyber défense, lors d’un point presse au ministère des Armées, c'est que la défense peut prendre le dessus sur l'offensif." En général, les attaquants cherchent les faiblesses des systèmes informatiques et ils finissent toujours par les trouver. Mais la guerre ukrainienne a révélé que les cyber-attaques, si complexes soient-elles, peuvent malgré tout échouer.

"La guerre en Ukraine n’a pas commencé le 23 février 2022, mais en 2014, martèle le général Aymeric Bonnemaison, commandant français de la cyber-défense, c’est à ce moment là que les Russes ont mené leurs premières attaques." De fait, la cyberguerre demande des années de préparation, d’infiltration, de ciblages des infrastructures pour que le jour J, les principaux moyens informatiques de l’ennemi soient neutralisés. Le 24 février dernier, la Russie commence l’invasion de l’Ukraine par une attaque cyber visant le réseau satellitaire Viasat. Le "Pearl Harbour" cyber espéré par l’armée russe n’aura pourtant pas lieu. En toute discrétion, l’Ukraine avait développé une capacité de résistance qui lui a permis de rester debout. Sans elle, l’Ukraine aurait été vaincue, comme l’ont montré le précédent géorgien en 2008 et plus récemment l’effondrement du Costa Rica qui s’est retrouvé en état d’urgence juste avant l’été à la suite d’une massive attaque cyber orchestrée par des hackers russes.

Des années de préparation

"La fulgurance des attaques cyber, affranchies de la tyrannie de la distance, observe le général qui s'est également exprimé lors d'une audition par la Commission de la défense nationale et des forces armées à l'Assemblée nationale, ne doit pas masquer leurs délais incompressibles de conception et de planification. Il faut des mois, voire des années pour construire une attaque cyber… Toute attaque est taillée sur mesure… et suppose un travail préparatoire pour connaître la cible, la caractériser et trouv[...]

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