La bourse est fermée

"A l’hôpital, on nous paie le plus bas possible" : les chiffres qui montrent que les infirmiers sont sous payés

Les faibles rémunérations des infirmiers indignent tout le personnel hospitalier

Le métier d’infirmier dans l’hôpital public n’attire plus. La raison de ce désamour pour la profession est simple : il est sous payé. Il s'agit en tout cas de l’un des griefs fait au gouvernement par les 1.200 médecins qui ont démissionné mardi de leurs responsabilités administratives afin de ne plus participer à la gestion du manque de moyens dans les hôpitaux. Sur la chaîne LCP mardi soir, une cheffe de service en cancérologie explique qu’elle va perdre, dans les deux prochains mois, neuf infirmières qu’elle ne pourra pas remplacer, faute de candidat. "Plus personne n’a envie de travailler l’hôpital public !", déplore-t-elle.

Un métier peu valorisé

Il faut dire que dans l’hôpital public, le niveau de rémunération des 500.000 infirmiers et infirmières est dramatiquement bas. La France est même l’un des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui, rapporté au salaire national moyen, paie le moins ses infirmières dans les hôpitaux : elles gagnent 5 % de moins que la moyenne de la population en France, alors que dans l’OCDE, une infirmière gagne en moyenne 14 % de plus (voir graphique ci-dessous). Inacceptable pour un métier qui demande un bac + 3, un rythme de travail éreintant, et dont l’utilité sociale n'est plus à démontrer. A titre de comparaison, en Espagne, une infirmière gagne 28 % de plus que le salaire moyen, en Allemagne 13 %, et au Royaume-Uni 4 %.


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