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L’EPR de Flamanville risque encore d'avoir plusieurs années de retard

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L’EPR de Flamanville risque encore d'avoir plusieurs années de retard

L’Autorité de sûreté nucléaire doit rendre dans les prochaines semaines son avis sur les défauts de soudures du réacteur. Des réparations semblent inévitables. Le chantier pourrait encore accuser un délai d’au moins deux ans.

EDF risque un nouveau coup dur. Très dur. Dans les prochaines semaines, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit rendre son avis sur les soudures défectueuses de l’EPR de Flamanville. Au total, 66 soudures qui présentent un défaut de fabrication, doivent être jugées conformes ou réparées. EDF milite depuis plus d’un an pour expliquer que ces anomalies ne sont pas dangereuses pour la sûreté nucléaire et qu’elles résultent de normes théoriques excessivement sévères.

Sauf que la semaine dernière, un groupe d’experts indépendants a jugé que ces défauts étaient trop importants pour ne rien faire. « Le Groupe permanent considère qu’EDF […] doit procéder à la remise en conformité » de ces soudures, ont-ils indiqué. Dans le même temps, les ingénieurs de l’ASN, regroupés au sein de l’institut de radioprotection de la sûreté nucléaire (IRSN) ont enfoncé le clou. « Compte tenu de l'importance des écarts identifiés, l'IRSN a conclu qu'EDF devrait, plutôt que rechercher à justifier une acceptabilité en l'état, procéder à la remise en conformité des soudures concernées ». Des sommations nettes que l’entreprise publique aura du mal à contourner. Pourtant, EDF tient toujours sa ligne de défense. « Nous continuons à vouloir démontrer que ces soudures sont conformes au plus haut niveau de sûreté » explique une source proche d’EDF.

Personne ne peut deviner ce...

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