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Quand l’Assemblée nationale s’empare du #MeToo du cinéma

Lewis Joly/AP/SIPA

Une commission d’enquête parlementaire a été lancée ce mercredi 15 mai pour faire la lumière sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma. Les députés répondent ainsi aux vœux de l’actrice Judith Godrèche, au lendemain de l’ouverture de la 77e édition du Festival de Cannes.

« Dresser un état des lieux, mais aussi proposer des solutions » : tel est l’objectif de la commission d’enquête relative aux violences sexistes et sexuelles commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité, a annoncé sa rapporteure Francesca Pasquini, députée (Ecologiste-Nupes) des Hauts-de-Seine et initiatrice du projet, lors d’une conférence de presse ce mercredi 15 mai. « Au-delà du cinéma et des autres secteurs concernés, nous devrions présenter des pistes pour l’ensemble de la société, car la culture est le miroir du monde », a ajouté Erwan Balanant, député (MoDem) du Finistère, président de cette commission composée de 30 élus, qui aura six mois pour auditionner acteurs, réalisateurs, producteurs ou agents d’artistes.

« Moi aussi », le film choc de Judith Godrèche présenté à Cannes

A l’origine de cette mobilisation des députés, les révélations de l’actrice Judith Godrèche, qui présentait ce 15 mai son court métrage « Moi aussi » en ouverture de la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes. Un document auquel ont participé un millier de victimes d’agressions sexuelles. Après avoir dénoncé les agissements du réalisateur Benoît Jacquot, puis de Jacques Doillon, dont la sortie du film « CE2 » a dû être reportée, l’actrice, devenue porte-drapeau de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’industrie du cinéma, avait été auditionnée le 29 février au Sénat par la délégation aux droits des femmes.

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« Ses propos lors de cette audition m’ont marquée et j’ai ensuite formulé une résolution afin de créer une commission qui, à l’origine, devait concerner seulement les mineurs », explique Francesca Pasqualini. Particulièrement sensible au sujet en tant que membre de la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale – dont fait également partie Erwan Balanant – elle rappelle que « 160 000 mineurs sont victimes de violences sexuelles chaque année en France ». Mais compte tenu de la [...]

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