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L’Antarctique aussi se réchauffe plus vite que le reste de la planète

EAIIST - CNRS, ©Joel Savarino

Comme l’Arctique, le pôle Sud subit une augmentation de sa température plus rapide que dans les zones tropicales et tempérées. Baptisé "amplification polaire", ce phénomène devrait avoir une influence sur la hausse du niveau des mers.

C’était jusqu’ici une bizarrerie qui imposait au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de juger de "faible confiance" les résultats portant sur la hausse des températures sur l’Antarctique. Les 23 stations météorologiques couvrant les 14 millions de km2 du continent du pôle Sud (soit 50% de plus que l’Europe) ne révèlent en effet un impact du changement climatique anthropique que dans l’ouest et la péninsule antarctique et peu de modifications dans l’est. La reconstruction à partir de carottes de glace des 1000 dernières années de températures remet les pendules à l’heure : si elle est moins marquée qu’en Arctique, la hausse des températures est bien deux fois plus rapide au pôle Sud que dans les zones tempérées et tropicales, selon l’article titré "La difficulté de détecter la signature du changement climatique dans l’Antarctique" (en français) que vient de publier Nature climate change.

Cette difficulté est bien réelle. Tout d’abord parce que les stations météo sont bien trop peu nombreuses et installées pour leur majorité que depuis trois à quatre décennies pour pouvoir révéler des tendances de long terme, ensuite, à cause des particularités du climat local marqué par une ceinture de vents puissants tournant autour du continent. "À l’échelle du continent, la signature d’un changement climatique anthropogénique sur les dernières décennies a été détectée mais pas concrètement identifiée ni quantifiée par les observations directes, à cause de la faible disponibilité d’enregistrements peu nombreux et du fait de l’impact majeur de la variabilité climatique de l’Antarctique, en particulier la signature décennale du fonctionnement des vents dans la région", résume Mathieu Casado, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, IPSL/université Paris-Saclay) et auteur principal d’un travail mené au sein du LSCE.

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