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L’Airbus du naval a sombré, et c’est très bien comme ça

·2 min de lecture

EDITO - Après cinq reports successifs, Paris et Rome ont décidé de renoncer à la vente des Chantiers de l’Atlantique à l'italien Fincantieri. On ne trouvera pas grand-monde pour regretter ce projet boiteux depuis le départ, qui n’a convaincu ni les salariés, ni les collectivités locales.

Fin du -faux- suspense. Après des mois d’attente et cinq reports successifs de la date de bouclage de l’opération, "Le contexte économique actuel ne permet pas de poursuivre le rapprochement envisagé, indiquent le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et son homologue italien Stefano Patuanelli dans un communiqué commun. Afin de permettre aux deux entreprises de se concentrer sur leur stratégie de sortie de crise et sur de nouveaux projets, la France et l’Italie ont tiré les conclusions de l’absence de décision de la Commission européenne et du contexte économique et sanitaire."

Dans les faits, plus personne ne croyait à ce projet lancé en fanfare en février 2018. La Commission européenne avait ouvert une première brèche dans la coque en octobre 2019, en ouvrant une enquête approfondie sur l’effet de l’opération sur la concurrence. Fincantieri, effrayé par l’impact de la crise du Covid sur le secteur des croisières, freinait des quatre fers, refusant de transmettre dans les temps les documents demandés par les autorités anti-trust de Bruxelles. Le couperet est finalement tombé à l’issue d’un entretien téléphonique entre Bruno Le Maire, Stefano Patuanelli, et la commissaire européenne Margrethe Vestager: après trois ans d’atermoiements, Paris et Rome arrêtent les frais. L’Airbus du naval se saborde avant même d’avoir appareillé.

Défiance initiale

Est-ce vraiment une mauvaise nouvelle? Bien au contraire. A bien y regarder, le projet était boiteux depuis le départ, faute d’une véritable confiance entre les camps français et italien. Le schéma capitalistique retenu, assez ubuesque, reflétait ce problème de fond. Dans le détail, Fincantieri n’aurait racheté que 50% du capital des Chantiers de l’Atlantique. L’Etat français lui aurait prêté 1% supplémentaire pendant douze ans, afin de lui offrir le contrôle du groupe, mais avec la possibilité de reprendre cette part de capital s’il jugeait que Fincantieri ne respectait pas ses engagements. En clair, dès le départ, le cont[...]

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