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L’affaire Pegasus rebondit en Israël

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L’affaire Pegasus explose en Israël. La police aurait utilisé ce logiciel d’espionnage contre des citoyens israéliens et notamment des opposants politiques à l’ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Plusieurs enquêtes doivent être lancées pour faire toute la lumière sur cette affaire et celle dite des "sous-marins".

Certains penseront que ce n’est qu’un juste retour des choses: le scandale Pegasus, qui a défrayé la chronique , a fini par atteindre l’Etat hébreu. Le système d’espionnage des téléphones portables, mis au point par la société israélienne NSO, est désormais mis en cause en Israël même. Le quotidien économique numérique israélien Calcalist, a publié cette semaine une enquête d’après laquelle ce logiciel aurait été utilisé par la police israélienne sur des citoyens israéliens sans l’accord préalable d’un tribunal, comme l’exige la loi. Les personnes espionnées seraient notamment des opposants à ou à la Gay Pride ou bien des maires soupçonnés de corruption.

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La police aurait acheté le logiciel en 2013 et l’aurait utilisé de manière plus intensive à partir de 2015, ce qui correspond au début du règne du chef de la police Roni Alsheikh. Cet ancien du Shin Bet aurait donc importé avec lui les méthodes des services de sécurité intérieure - ces derniers, dans leur lutte contre le terrorisme, sont dispensés de demander un accord préalable de la justice. L’actuel chef de la police, Kobi Shabtaï a d’abord récusé en bloc ces informations, pour ensuite nuancer son propos. Désormais, il souligne que si "les réglementations ont été violées, la police sous mon commandement s'efforcera de régler la situation en toute transparence et en coopération avec toutes les autorités compétentes." Autrement dit, il fait une distinction claire entre son mandat et celui de certains de ses prédécesseurs. En l’occurrence, les exemples donnés par Calcalist, sont antérieurs à la prise de fonction de l’actuel chef de la police en décembre 2020. De son côté, le groupe NSO souligne qu’il n’est pas responsable de l’usage qui est fait du logiciel par ses clients, quels qu’ils soient.

"Tragédie nationale"

Le ministre de la Justice, Guidéon Saar, avocat de formation, s’est étonné de "l’énorme différence entre les allégations de Calcalist et les communiqués de la police". Il soutient les initia[...]

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