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L’Île-de-France a perdu plus de 350 médecins en un an

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Les déserts médicaux ne concernent pas que les petites villes de campagne. La capitale fait aussi les frais du vieillissement des médecins et de leur remplacement partiel par une relève déjà épuisée par la quantité de travail à charge. En signe de protestation contre la loi Valletoux, en ce moment débattue à l’Assemblée nationale, certains médecins libéraux franciliens ont décidé de faire grève vendredi 9 juin. Le texte décrié prévoit l’intégration systématique des médecins au sein des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et l’obligation de participer à la permanence des soins, rappellent nos confrères du Parisien. Il vise aussi une future régulation des installations, indépendamment de l’âge ou de la situation personnelle des praticiens.

Une prise de position qui entraîne de plus en plus de crispations dans la communauté médicale, et particulièrement des généralistes conventionnés de secteur 1. Certains envisagent même de se déconventionner… ce qui induit la fin des prises en charge par l’Assurance maladie. De quoi renforcer davantage le phénomène d'une “médecine à deux vitesses”, constate Natacha Regensberg de Andreis, généraliste conventionnée de type 1 à Paris. “Nous voulons nous battre contre la dégradation des soins. On n’a pas fait médecine pour être notables”, s’insurge-t-elle, fatiguée de voir les praticiens taxés de profiteurs.

Le modèle actuel, et son devenir, “fait penser au modèle de la Grande-Bretagne, où la dégradation des soins s’est accentuée, (...)

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