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L'État va-t-il se désengager du financement des retraites des fonctionnaires ?

Par Marc Vignaud

La CGT ne désarme pas contre la réforme des retraite. 

VIDÉO. Selon des opposants à la réforme, la baisse du taux de cotisation de l'État pour la retraite des fonctionnaires pèsera sur le régime universel. Décryptage.


Quel sera le bilan financier de la réforme des retraites ? Le manque de chiffres communiqués par le gouvernement, en attendant l'étude d'impact qui devrait être publiée au moment de la présentation du projet de loi en conseil des ministres, pour l'instant programmée le 24 janvier, alimente tous les fantasmes. La gauche soupçonne le gouvernement de vouloir faire des économies sur le dos des retraités et des actifs tandis que la droite estime, au contraire, qu'elle va coûter cher.

Un élément particulier nourrit cette seconde suspicion. Aujourd'hui, l'État cotise, sur le papier, à hauteur de 74,28 % pour la retraite des fonctionnaires d'État. En 2018, cela a représenté une dépense d'environ 41 milliards d'euros (pensions civiles et militaires). Si l'État doit autant contribuer, c'est que la balance démographique des fonctionnaires n'est pas bonne, avec 1,02 cotisant pour un retraité seulement en 2018 : un taux de cotisation aligné sur celui du privé ne suffirait pas à équilibrer financièrement les dépenses de retraites.

Maintien du financement des dispositifs de solidarité

Mais l'État doit aussi mettre la main à la poche pour alimenter les dispositifs de solidarité pour les fonctionnaires comme leur pension de réversion, leurs trimestres validés au titre de la maternité, etc. L'État – autrement dit le contribuable – doit enfin financer les dispositifs dérogatoires qui bénéficient aux fonctionnaires, comme les fameuses catégories dites « actives » de la fonction publique, qui peuvent encore partir à la retraite à partir de 52 ou à 57 ans.

Ce taux de cotisation facialement très élevé de l'État pour la retraite de ses fonctionnaires provient de l'obligation d'équilibrer financièrement chaque année le Compte d'affectation spéciale (CAS) (...)

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