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Covid-19: l'exécutif de nouveau face à des choix difficiles

Jérôme RIVET
·4 min de lecture

L'énième conseil de défense Covid-19 mercredi à l'Elysée ne devrait pas déboucher sur l'annonce redoutée d'un troisième confinement, le gouvernement se laissant quelques jours pour trancher sur de nouvelles restrictions acceptables pour les Français.

"Le couvre-feu est-il suffisant ou pas? C'est la question que l'on se pose", résume un conseiller de l'exécutif.

Pour y répondre, le gouvernement attend de pouvoir examiner les résultats de deux études d'impact: l'une sur le couvre-feu à 18H00, l'autre sur la progression des variants du virus, dont les données complètes sont attendues vendredi.

Les prochains jours seront donc "décisifs", selon une source gouvernementale.

L'exécutif cherche un "point d'équilibre", avec la nécessité de "protéger les Français" sans toutefois "mettre le pays sous cloche", a expliqué mercredi le patron des députés LREM Christophe Castaner, en notant au passage que "les élèves doivent pouvoir aller à l'école".

"A ce stade", il n'y a "pas de raison" de décider un confinement, avait indiqué pour sa part mardi la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Car la France "reste dans une période ambiguë où la situation sanitaire se dégrade mais pas de manière exponentielle", résume un cadre de la majorité.

Le nombre de patients hospitalisés a continué d'augmenter mardi, à 27.005, dont 3.071 en réanimation (2.829 une semaine plus tôt), selon Santé publique France, et 352 décès supplémentaires ont été répertoriés à l'hôpital, portant le nombre total de morts causées par l'épidémie à 74.106 en France. Soit nettement moins qu'au Royaume-Uni, à la population comparable, qui a été mardi le premier pays européen à passer la barre des 100.000 morts du Covid.

- "Exceptions" -

Mais la progression du variant anglais, particulièrement contagieux, et qui a représenté 9,4% des cas dépistés en Ile-de-France entre le 11 et le 21 janvier, augure d'une prochaine hausse "très significative" du nombre de malades, estiment des médecins de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Pour tenter de limiter sa propagation, le conseil de défense pourrait examiner de nouvelles restrictions pour les déplacements internationaux, alors que l'Allemagne envisage, comme Israël, de réduire "presque à néant" le trafic international aérien à destination de son territoire.

Le gouvernement se penchera aussi sur les "clauses de revoyure" fixées à la fin du mois, comme celle sur les stations de ski, Jean Castex devant recevoir les élus et professionnels de la montagne lundi prochain.

Quant aux étudiants, Jean Castex s'est interrogé de manière très prudente lors d'un appel au youtubeur Gaspard Guermonprez sur la possibilité de les "faire entrer dans les exceptions" en cas de reconfinement pour remplir la promesse d'Emmanuel Macron d'un retour un jour par semaine à l'université.

L'hypothèse d'un nouveau confinement a pris de l'épaisseur ces derniers jours avec des déclarations alarmantes de certains experts, comme le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique.

Le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, a jugé mercredi cette perspective "inévitable", la situation étant selon lui "déjà pire que celle des deux premiers confinements".

S'il devait être finalement décidé prochainement, un troisième confinement serait différent du premier, au printemps 2020, et du deuxième, à l'automne, "car on en a tiré des enseignements", précise un membre du gouvernement, qui s'interroge sur l'opportunité d'utiliser encore ce terme si écoles et commerces restaient ouverts.

- Perte d'activité -

Alors que des émeutes ont éclaté aux Pays-Bas depuis l'entrée en vigueur d'un "simple" couvre-feu samedi, l'exécutif doit aussi compter avec le risque de refus de se plier à de nouvelles restrictions.

C'est "un sujet d'inquiétude", souligne Christophe Castaner, tandis que la vice-présidente LR de l'Assemblée nationale Annie Genevard appelle à une politique "cohérente" pour qu'elle soit acceptée.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 93% des Français assurent qu'ils respecteraient un nouveau confinement, qu'il soit sur le modèle du premier ou du deuxième.

Pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, les Français, qui "ont fait beaucoup de sacrifices", sont "très respectueux des instructions qui sont données" et "continueront à l’être". "Mais ce n’est pas pour ça qu’ils ne s’interrogent pas sur à quoi sert tout cela et combien de temps cela va durer".

D'un point de vue économique, Bercy évalue de 10% à 18% la perte d'activité qu'un troisième confinement pourrait entraîner selon le degré de restrictions appliquées.

Et selon l'Insee, le moral des ménages s'est nettement replié en janvier après avoir rebondi en décembre.

Sur le front de la vaccination, Sanofi a annoncé mardi qu'il allait aider Pfizer et BioNTech à produire leur vaccin contre le Covid-19 et conditionnerait plus de 100 millions de doses destinées à l'Union européenne d'ici fin 2021.

Mais AstraZeneca ne livrera à la France que 4,6 millions de doses de son vaccin d'ici fin mars, soit moitié moins qu'attendu, selon le ministère de la Santé.

Au total, près de 1,2 million d'injections ont été réalisées, seconde dose comprise, depuis le début de la campagne lancée fin décembre.

bur-jri-ggy/cs/shu