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L'épidémie de Covid-19 reprend doucement, nos cartes pour la suivre en temps réel

·7 min de lecture

SCIENCE - Elle était ténue, elle semble maintenant claire: après deux mois de baisse continue, le taux d’incidence, l’un des principaux outils de surveillance de l’épidémie Covid-19, ne baisse plus et remonte même doucement en France.

La circulation du coronavirus semble donc repartir à la hausse, mais il ne faut pas s’inquiéter outre mesure pour le moment. En effet, ces chiffres sont à lire avec précaution, d’abord car cette hausse était prévisible avec l’arrivée de l’automne. Ensuite, car la vaccination change la donne et qu’il est possible que ce rebond ne se transforme pas en vague, encore moins en vague hospitalière, surtout à l’approche des vacances scolaires.

Enfin car ces chiffres cachent des différences fortes entre territoires et que le taux d’incidence est si bas que de simples clusters peuvent le faire bondir temporairement. À l’inverse, le non-remboursement des tests de dépistage pour les adultes non vaccinés sans ordonnance pourrait fausser ce thermomètre du taux d’incidence.

Pour y voir plus clair, Le HuffPost vous propose d’ausculter en détail l’état de l’épidémie de Covid-19 en France dans les cartes et courbes interactives ci-dessous, mises à jour quotidiennement.

Une hausse des cas et de la positivité

Signification des différents indicateurs

On remarque en effet que le nombre moyen de cas est reparti à la hausse depuis le 9 octobre. Même chose pour le taux d’incidence, logiquement. Le taux de positivité augmente également, ce qui veut dire que cette hausse du nombre de cas ne peut pas être due à une simple augmentation du nombre de tests réalisés. Sur ce point, les prochains jours seront cruciaux pour voir à quel point le déremboursement de certains tests impactera le dépistage.

Du côté des services hospitaliers, aucune hausse n’est encore enregistrée, mais on voit que les entrées à l’hôpital ou en réanimation ne baissent plus depuis plusieurs jours et se stabilisent autour d’un plateau bas. Ces évolutions sont plus claires encore sur le graphique ci-dessous qui montre l’évolution en pourcentage de ces indicateurs sur une semaine.

La carte de l’incidence par département

Cet état des lieux de l’Hexagone cache des réalités très diverses en fonction des territoires. Les deux cartes ci-dessous permettent de mieux comprendre ce phénomène. Sur la première, les départements sont colorés en fonction du taux d’incidence. Plus le rouge est prononcé, plus il y a de cas de Covid-19 déclarés.

Pour des raisons techniques, les territoires ultra-marins ne peuvent être affichés, mais sont tous disponibles dans nos graphiques plus bas.

On voit bien que l’incidence est contenue dans de nombreux départements. La situation n’est donc pas encore alarmante. Pour autant, la dynamique n’est pas bonne. Pour s’en rendre compte, cette deuxième carte colore les départements en fonction de l’évolution de l’incidence sur une semaine. Comme on peut le voir, la circulation du coronavirus accélère dans une grande majorité de départements.

L’évolution de l’incidence et de la positivité par département

Avec un taux d’incidence relativement bas, il faut bien comprendre que des hausses brutales peuvent être enregistrées dans certains départements sans que cela ne soit alarmant dans un premier temps. Un cluster peut ainsi entraîner une brusque augmentation de l’incidence même si celui-ci est maîtrisé, notamment dans les territoires les moins peuplés.

En Lozère, département avec l’incidence la plus élevée, c’est en partie ce qu’il s’est passé (voir plus de détail dans notre article dédié à la situation dans ce département). Deux clusters dans des écoles primaires ont entraîné une subite hausse des cas. Pour autant, la situation est sous surveillance, car des cas ont également été enregistrés dans les autres tranches d’âge. Soit, car les enfants, servant de “réservoirs”, ont contaminé les autres classes d’âge, soit parce que le virus circule plus, notamment du fait de la levée de certains gestes barrière et de la tenue de rassemblements importants.

Il sera donc nécessaire de suivre sur plusieurs jours l’évolution de ces tendances par départements. Le graphique ci-dessous permettent de vérifier quelle est l’évolution de l’épidémie dans votre département.

Le taux d’incidence par âge et par département

Une autre manière de vérifier si une hausse est pour l’instant due à un cluster circonscrit est de regarder si l’incidence augmente dans toutes les tranches d’âge. Les deux graphiques ci-dessous permettent, pour le département de votre choix, de vérifier le taux d’incidence ainsi que son évolution sur une semaine en fonction de l’âge.

Une hausse prévisible et prévue

Même si les prochains jours seront cruciaux, une nouvelle hausse de l’incidence ne veut pas forcément dire qu’une nouvelle vague va s’abattre sur les hôpitaux. Avec la vaccination et les mesures encore en place, il est possible que cette hausse des cas soit suffisamment modérée pour ne pas impacter le système de santé.

C’est en tout cas un des scénarios optimistes de l’Institut Pasteur, qui estime dans sa dernière modélisation que sans relâchement des mesures en vigueur, le taux de reproduction du virus allait progressivement augmenter avec le refroidissement des températures, mais sans entraîner une forte vague d’hospitalisation.

Dans son avis du 5 octobre, le Conseil scientifique se voulait prudemment optimiste au vu de ces modélisations, tout en rappelant qu’il reste de nombreuses incertitudes, de l’impact de la météo sur l’épidémie en passant par la possible diminution de l’efficacité des vaccins après six mois. On voit d’ailleurs sur le graphique ci-dessous que l’incidence a commencé à remonter d’abord pour les classes d’âge les plus âgées, celles qui ont été vaccinées le plus tôt.

Reste à voir si la tendance va s’inverser ou s’accentuer et, surtout, quel sera l’impact sur le système hospitalier. Une perte d’efficacité dans le temps des vaccins contre l’infection semble se dessiner, même si elle ne fait pas consensus. Par contre, l’efficacité face aux formes graves resterait élevée, même sans troisième dose. Le succès ou non de la campagne de rappel pourrait aussi avoir un impact important sur l’avenir de l’épidémie.

À voir également sur Le HuffPost: comment contrôler une épidémie, mode d’emploi

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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