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"L'Éducation nationale choyée": la déclaration de Jean Castex passe mal auprès des enseignants

Cyrielle Cabot
·2 min de lecture
Un enseignant explique les nouvelles règles sanitaires aux étudiants de l'école hotelière 
Georges Frèche à Montpellier, le  2 juin 2020 - Pascal GUYOT © 2019 AFP
Un enseignant explique les nouvelles règles sanitaires aux étudiants de l'école hotelière Georges Frèche à Montpellier, le 2 juin 2020 - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Il voulait rendre hommage à l'Éducation nationale. Ce mardi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex a de nouveau réagi à l'assassinat de Samuel Paty, le professeur tué à Conflans-Sainte-Honorine.

"L’Éducation nationale, c’est notre bien le plus précieux", a-t-il affirmé, avant de promettre: "L'Éducation nationale, notre majorité l'a particulièrement choyé, et nous allons continuer de le faire"

"Choyée": le terme est mal passé auprès de certains enseignants. Dans la foulée des déclarations du Premier ministre, les réactions ont inondé les réseaux sociaux avec les hashtags #Jesuischoyée ou #Noussommeschoyées, sous lequel des professeurs disaient leur sentiment d'être abandonnés par le gouivernement.

#JeSuisChoyée

Gestion du Covid-19 dans l'éducation nationale, classes surchargées, salaires gelés, réformes contestées... Les doléances sont nombreuses. "3816 postes supprimés en 2018", "salaire gelé depuis 2017", "masques toxiques", "suicides multipliés par cinq en cinq ans", "démissions multipliées par trois en six ans...", liste ainsi le collectif les Stylos rouges sur Twitter.

"Mon salaire est gelé, mes conditions de travail sont dégradées, mon métier est déconsidéré..." réagit une autre enseignante. "Je suis enseignante depuis plus de 25 ans et je n'ai jamais vu la médecine du travail", poursuit une autre.

"J'ai eu des masques toxiques gratuitement pour me protéger au travail", déplore aussi une enseignante, faisant référence aux masques DIM que l'État conseille désormais de ne plus porter, en attendant le résultat d'expertises.

"23 ans dans l’Education Nationale et #jesuischoyée. J’ai dû payer 9 ordinateurs. 8 imprimantes. La dernière m’a lâchée la semaine dernière. Obsolescence programmée, on connaît. J’ai dû déménager à plus de 800km de chez moi, puis à 1000km, sans aucune aide de mon employeur", peut-on encore lire.

"Une forte deconnexion"

"Choyé, ce n'est vraiment pas la réalité vécue par les enseignants", résume dans une interview au Parisien parue ce mercredi soir Benoît Teste, le porte-parole de la principale centrale syndicale enseignante, la FSU, déplorant une "forte deconnexion" entre le pouvoir et l'Education nationale. 77% des enseignants de collèges et lycées se disaient "inquiets" en cette rentrée selon un sondage commandé par le syndicat, dont il rappelle les résultats à cette occasion.

Ce jeudi, Jean-Michel Blanquer lance un "Grenelle de l'éducation" censé mettre davantage les professeurs "au centre de la société". Il doit déboucher, dans trois mois, sur une augmentation des salaires des enseignants ou encore sur des mesures de protection supplémentaires.

Article original publié sur BFMTV.com