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L'édito de Gilles Babinet : « Au-delà de la technologie, une révolution anthropologique »

·2 min de lecture

L’articulation entre considération des enjeux techniques et construction d’un projet sociétal commun, entre des approches informatiques et sciences humaines, est fondamentale.

D’une transformation technique à une révolution anthropologique

Il s’agit d’essayer de sortir de l’idée qu’il y a une sorte d’objectivisme numérique et que c’est un fait sur lequel on ne peut pas agir, qu’il n’y a pas moyen d’influer sur le cours des choses. Lorsque l’ancien président de Google dit qu’il est normal que la notion d’intimité disparaisse avec l’avènement de l’internet, il veut affirmer que c’est une conséquence inéluctable. Il sera démenti par une levée de boucliers à l’issue de quelques scandales d’utilisations abusives de données (Snowden – NSA, Cambridge Analytica…).

Le technologie numérique est omniprésente dans notre quotidien. © Geralt, Pixabay, tous droits réservés
Le technologie numérique est omniprésente dans notre quotidien. © Geralt, Pixabay, tous droits réservés

Pendant des années, le développement des outils numériques a été porté par des techniciens, des innovateurs comme cela a été par exemple le cas dans la Silicon Valley. On sait maintenant que ce n’est pas l’unique approche. Quand on regarde ailleurs, on voit bien qu’il y a des pays qui ont fait des choix extrêmement différents dans la façon dont ils utilisent les nouvelles technologies, du social rating chinois, une pratique totalitaire ayant abouti à l’emprisonnement et à la discrimination de millions de Ouigours, aux pratiques inclusives des pays scandinaves.

Derrière les débats sur ces nouvelles technologies se pose la question du vivre ensemble. Les réseaux sociaux, s’ils participent à une plus grande transparence de l’information n’en ont pas moins des biais puissants, comme la mise en avant des contenus les plus susceptibles d’être rediffusée par leurs membres ; des contenus « chocs », souvent agressifs, biaisés sinon parfois totalement faux.

Haine en ligne et désinformation ne sont pas des phénomènes secondaires ; ils infléchissent notre rapport à la vérité, à la science, notre capacité à douter, à faire des...

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