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L'économie biélorusse, suspendue à l'aide de la Russie

·2 min de lecture

Moscou n’entend pas lâcher la dictature de Loukachenko, fragilisé. Le grand frère russe a injecté des milliards de dollars dans l’économie… en pure perte, alors que l'Union européenne a décidé vendredi 4 juin d'interdire l'accès de son espace aérien aux compagnies de la Biélorussie et finalise de nouvelles sanctions économiques contre le régime.

Alexandre Loukachenko est aujourd’hui assis sur un volcan. Obnubilé par la répression et les questions de sécurité personnelle, sans précédent dans ce pays de 9,5 millions d’habitants. L’ampleur de la colère, suscitée par la stagnation économique, la gestion désastreuse de la pandémie puis attisée par la violence policière, révèle aussi la frustration accumulée au cours des vingt-six ans de son règne.

Le constat parmi les économistes est unanime: la dépendance envers les aides du est totale. La promesse de reconstruire un paradis socialiste (70 à 80 % du PIB sont directement sous le contrôle de l’Etat) abrité du fracas social capitaliste n’est qu’une illusion d’optique. Le site d’investigation Openmedia.io a calculé que la Russie a dépensé en vingt-cinq ans pas loin de 120 milliards de dollars pour garder à flot l’économie locale. Minsk reste ainsi dans la sphère d’influence de Moscou, en échange d’injections de capitaux, de livraisons d’énergie au rabais et d’un accès privilégié au marché russe.

"Si l’on compte par habitant, nous avons reçu de la Russie trois ou quatre fois plus ce qu’ont reçu de l’Union européenne les Polonais ou les Slovaques, pour un résultat bien pire", estime l’économiste Andreï Nikouline. Le régime défend sa gestion économique calamiteuse en expliquant que BelAZ et MAZ, les grands constructeurs de camions et de tracteurs nationaux, n’auraient pu survivre dans une économie de marché.

Vitrine sacrifiée

"Nos joyaux industriels perdent perpétuellement de l’argent, sont lourdement endettés et creusent leur retard technologique", déplore l’économiste. Les salaires industriels étant près de deux fois plus élevés à qualification égale en Pologne, le pays subit un exode des cerveaux. Soucieux de disposer d’une vitrine moderne pour retenir la jeunesse, l’ancien directeur de kolkhoze Loukachenko a favorisé l’émergence d’une Silicon Valley locale. Proposant des cerveaux bien formés, bon marchés, couplés à des allègements fiscaux, le Hi-Tech Park de Min[...]

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