La bourse est fermée

Krach boursier : la baisse amplifiée par les trackers ?

Le coronavirus n’impacte pas pareillement la totalité des secteurs économiques. Nous assistons depuis le début du mois de mars à une crise boursière d’une intensité sans précédent.

Le coronavirus a des impacts très concrets sur l’économie réelle et un ajustement des cotations boursières prenant en compte cet impact sur les entreprises est tout à fait normal et rationnel.

La majorité des secteurs d'activité impactée

Toutefois, l’ensemble des secteurs d’activités n’est pas pareillement touché par le virus. Les compagnies aériennes, et l’industrie du tourisme sont touchées au premier chef mais l’impact sur d’autres secteurs d’activité est moins direct.

Quelques secteurs devraient même bénéficier de la crise. Certaines entreprises pourraient gagner des parts de marchés de par les difficultés rencontrées par leurs concurrents. Or la grande majorité des valeurs boursières est actuellement pénalisée de façon uniforme et indifférenciée par cette crise.

Les arbitrages sectoriels sont désormais très limités. Il y a encore une quinzaine d’années, lorsqu’une entreprise était en difficulté, son cours de bourse chutait mais le cours de son concurrent pouvant gagner des parts de marché augmentait.

Lorsqu’un secteur était en difficulté, les investisseurs vendaient les actions du secteur et les réinvestissaient sur d’autres secteurs. Lorsque les indicateurs de croissance macro-économiques étaient mauvais, le cours des valeurs cycliques baissait mais celui des valeurs défensives montait. Bref, les évènements généraient des arbitrages entre les valeurs et les secteurs.

Le krach boursier actuel montre que ces ajustements entre secteurs et valeurs ont en grande partie disparu. En effet, un nombre croissant d’investisseurs ne vendent plus leurs valeurs hôtelières pour acheter des valeurs pharmaceutiques ou de service aux collectivités, tout simplement parce qu’ils Cliquez ici pour lire la suite