La bourse est fermée

Krach : "Les banques françaises sont sous la menace de la faillite d'une grande banque européenne"

David Cayla est enseignant-chercheur à l’université d’Angers et membre du collectif des Économistes atterrés. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont L’économie du réel, paru en juin dernier (De Boeck Supérieur, 2018), et de 10 +1 questions sur l'Union européenne (Michalon, 2020).

Marianne : Après le "Black Monday" de ce lundi à la Bourse, dans quel état sont les marchés financiers, et y a-t-il un risque plus spécifique pour les banques françaises ?

David Cayla : Plusieurs évènements n'avaient pas été anticipés par la Bourse, dont l'effondrement des cours pétroliers et l'aggravation importante du coronavirus aux Etats-Unis. Tout cela est arrivé pendant le week-end, quand les marchés étaient fermés. Dès lors, ce lundi, nous avons assisté à une forte chute sur tous les marchés boursiers du monde.

Les banques sont en général durement frappées par ce genre d'événement, pour plusieurs raisons. La crise du coronavirus touche beaucoup de secteurs économiques, comme l'industrie, les voyages, le tourisme… Et les banques se situent en bout de chaîne : avec la baisse du chiffre d'affaire des entreprises, celles-ci peuvent subir des pertes. Certaines peuvent donc faire faillite, ce qui engendrera de nouvelles pertes chez les banques, à cause des crédits non remboursés. Il est donc naturel pour les banques d'être touchées a posteriori dans le bilan bancaire. Par ailleurs, les banques européennes sont déjà dans des situations difficiles à causes des taux d'intérêts faibles et du


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