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Le Koweït s'enlise dans la gérontocratie

Royal Court Of Saudi Arabia/Andalou/AFP

Le régime semi-démocratique instable de l'émirat handicape son économie et son dynamisme.

Plus discret que ses voisins, le petit est l'économie la plus florissante de la péninsule arabique, dotée d'un fonds souverain de 750 milliards de dollars pour 1,8 million d'habitants. Son turbulent Parlement est élu librement, et les Premiers ministres, nommés par l'émir, sont régulièrement démis de leurs fonctions. Les Koweïtiens sont les seuls habitants du Golfe autorisés à critiquer leurs dirigeants. Pourtant, ils sont sous l'emprise d'une léthargie confinant au coma.

A 85 ans, l'émir Nawafal-Sabah est très diminué. D'autres Etats du Golfe ont transmis le relais à la jeune génération, mais les Al-Sabah continuent à se le passer d'une main tremblotante entre frères octogénaires. Lors de sa dernière apparition publique en juin, l'émir a tout juste pu bafouiller un bref discours. Son demi-frère et successeur désigné, Mishal, a 81 ans. Et le système est un mélange volatil de monarchie et de démocratie. Le Parlement peut s'opposer à certaines lois, cuisiner des ministres et renverser des gouvernements. Tandis que l'émir peut dissoudre le Parlement et gouverner par décrets. Depuis la mort de l'émir précédent, en 2020, le pays a connu cinq gouvernements différents. Le dernier a pris ses fonctions le mois dernier, mais déjà de nouvelles élections législatives se tiendront le 29 septembre. Face à cette paralysie, l'émir menace de prendre des "mesures fortes" , euphémisme pour désigner la loi martiale, si ces élections ne lui permettaient pas d'asseoir enfin un gouvernement stable.

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A traîne niveau diplomatie et affaires

Locomotive du Golfe il y a un demi-siècle, le Koweït avait déjà des gratte-ciel quand Dubaï était encore un désert. Son émir jouait les médiateurs entre les monarques du Golfe. Aujourd'hui, le pays est à la traîne tant sur le plan diplomatique que sur celui des affaires. La vie y est terne, les mégaprojets s'enlisent dans la paperasserie, les coupures de courant sont monnaie courante. L'émirat perd sa réputation de relative modernité, d'autant [...]

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