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Le Kangei Maru, vaisseau fantôme moderne des chasseurs de baleine japonais

AFP / YUICHI YAMAZAKI

Malgré les protestations occidentales et les alertes des organisations de protection animale, le Japon continue de soutenir cette chasse, pourtant non rentable. Et s’ils en consomment moins, les Japonais sont une majorité à soutenir la chasse à la baleine.

Le Kangei Maru est-il la fierté ou la honte de la pêche japonaise ? La réponse dépend de l’interlocuteur. Le 3 avril, ce « bateau-usine » servant à traiter les baleines capturées en mer a été mis à flot sous les hourras dans le port de Shimonoseki (nord du Japon), avant de prendre la mer le 21 mai. Avec ses 9.300 tonnes et 117 mètres de long, ce « monstre marin » a coûté 7,5 milliards de yens (44 millions d’euros). Il fait de l’Archipel une exception de notre temps : hormis l’Islande (qui devrait y renoncer cet été) et la Norvège, hormis quelques communautés spécifiques (les lñupiat de l’Alaska américain par exemple), la chasse à la baleine est en voie d’extinction rapide à la surface du globe.

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Le Japon, presque seul, continue ainsi à les traquer dans ses eaux territoriales. L’État consacre même environ 5 milliards de yens (29,5 millions d’euros) par an pour soutenir la chasse à la baleine.

200.000 tonnes de viande de baleine en 1965

Le Kangei Maru est un vaisseau fantôme surgi des temps anciens. Source d’huile (pour les lampes, pour les machines…) et autres matières premières (pour la margarine, pour le savon, pour la nitroglycérine), l’exploitation de la baleine a été autant célébrée pendant l’ère industrielle que sa préservation est aujourd’hui encouragée. Alors qu’elle périclitait après guerre dans le reste du monde, l’industrie baleinière locale trouva un second souffle dans un Japon en ruines : encouragés par l’occupant américain, les baleiniers reprirent fièrement la mer et revinrent avec les protéines dont manquait le pays. Dans les cantines scolaires, les tranches de baleine grillée firent le déjeuner quotidien des écoliers.

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L’année 1965, les Japonais mangèrent plus de 200.000 tonnes du cétacé, dans toutes les variations culinaires dont ils sont capables : en sashimi, frit, en bouillon… Sauf qu’après ce zénith, la consommation a reculé à mesure que les habitudes alimenta[...]

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