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Tout juste privatisée, la Française des Jeux signe une bonne année 2019

Le logo de la Française des Jeux (FDJ) photographié à Pantin, le 20 septembre 2016

Paris (AFP) - La Française des Jeux, privatisée il y a moins de trois mois, signe un exercice annuel en progression, avec un record de mises des joueurs à 17,2 milliards d'euros, même si son bénéfice net est pénalisé par les frais liés à son introduction en Bourse.

La PDG du groupe, Stéphane Pallez, s'est félicitée d'"une très forte croissance de l'ensemble des activités, sur tous les canaux de vente, physique et digital, et une excellente performance économique et financière", dans un communiqué jeudi.

Pour son exercice 2019, l'opérateur de jeux a engrangé un chiffre d'affaires de 1,95 milliard d'euros, en progression de 8,5% sur un an.

Le bénéfice net s'est établi à 133 millions, en recul de 21,9% "après la prise en compte d'éléments non-courants, en particulier les frais d'introduction en Bourse pour plus de 31 millions d'euros", précise l'entreprise.

L'an dernier, les mises des joueurs ont bondi de 9% pour atteindre le record de 17,2 milliards d'euros.

"Porté par tous les jeux, loterie et paris sportifs, grâce à une actualité importante et de nombreux événements, c'est le taux de croissance annuelle le plus élevé depuis 2004", souligne la FdJ.

A elle seule, l'activité Loterie engrange 13,6 milliards d'euros de mises, soit plus de 79% des mises totales, "en hausse de 7,2%, le meilleur taux de croissance sur les cinq dernières années".

Le groupe enregistre ainsi un produit brut des jeux (soit les mises moins les gains des joueurs) en hausse de 8,2% à 5,5 milliards d'euros, tandis que les prélèvements publics sur les jeux progressent de 7,2 % à 3,5 milliards d'euros, est-il détaillé.

Jeudi, la Française des jeux a également annoncé qu'elle allait proposer, lors de l'assemblée générale des actionnaires du 22 avril, le versement d'un dividende de 0,64 euro par action.

Mercredi soir à la Bourse de Paris, le titre FdJ avait clôturé en hausse de 1,40%, à 23,88 euros. En novembre, l'action avait été introduite sur le marché au prix de 19,90 euros.

Cette opération avait rencontré un large succès populaire avec plus de 11 milliards d'euros souscrits pour des actions, de la part de particuliers comme d'investisseurs institutionnels.

Avec cette privatisation, l'Etat a cédé 99,32 millions de titres pour un montant brut approchant 1,888 milliard d'euros, soit environ 52% de la FDJ, ce qui l'a fait passer de 72% à quelque 20% du capital.