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Joe Biden dit son "soutien à un cessez-le-feu", pas de répit à Gaza

·4 min de lecture

Au lendemain du soutien du président américain Joe Biden "à un cessez-le-feu" entre Israël et le Hamas, la pression diplomatique va tenter de s'intensifier, mardi, notamment avec une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Pendant ce temps, les raids israéliens se poursuivent sur la bande de Gaza.

Le président américain Joe Biden accusé par son camp de manque de fermeté face à Israël, a exprimé, lundi 17 mai, son "soutien" à un "cessez-le-feu", face à l'escalade de violences lors d'un nouvel entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le président a exprimé son soutien à un cessez-le feu", a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu à la tonalité très prudente, au moment où nombre de voix s'élèvent dans le camp démocrate pour que Joe Biden réclame explicitement un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Si Joe Biden a réaffirmé "le droit d'Israël à se défendre", il a aussi, lors de cet échange, "encouragé" l'État hébreu à "faire tous les efforts possibles pour assurer la protection des civils innocents", affirme encore le compte-rendu.

>> À lire : Joe Biden sous pression de l'aile gauche démocrate à propos de la question palestinienne

Les États-Unis se sont opposés lundi, pour la troisième fois en une semaine, à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à "une cessation des violences" entre Israéliens et Palestiniens. poussant à la convocation mardi d'une nouvelle réunion d'urgence à huis clos.

Approche diplomatique "discrète" des États-Unis

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir une quatrième fois en urgence, mardi 18 mai, alors que les États-Unis refusent toujours l'adoption d'une déclaration appelant à "une cessation des violences".

Mardi également, l’Union Européenne doit se pencher sur ce sujet lors d'une visio-réunion d'urgence des ministres européens des Affaires étrangères.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a défendu lundi, lors de son point de presse quotidien, l'approche diplomatique "discrète" mais "intensive" de Washington sur ce dossier. L'émissaire américain Hady Amr, s’affaire en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où le président Mahmoud Abbas a plaidé devant pour une "intervention" de Washington.

Lors de la conversation téléphonique avec le chef de l’État Hébreu, Joe Biden a évoqué les discussions en cours avec l'Égypte "et d'autres partenaires".

Les présidents français et égyptien, Emmanuel Macron et Abdel Fattah-Al-Sissi, travaillent, quant à eux, à une médiation visant à obtenir un cessez-le-feu et comptent solliciter l'appui de la Jordanie. Un autre canal s'est ouvert, via l'ONU, aidé du Qatar et de l'Égypte.

Poursuite des raids sur Gaza

Mais sur le terrain, les protagonistes restent sourds à ces appels. "Notre ligne est de continuer à frapper les cibles terroristes", martelait lundi soir Benjamin Netanyahu. Dans la nuit de lundi à mardi, les raids se sont poursuivis sur l'enclave palestinienne : les avions de combat israéliens ont lâché plusieurs missiles sur des bâtiments de la ville de Gaza.

L'armée israélienne affirme avoir attaqué "65 cibles terroristes avec 62 avions de combat", déclarant cibler ce qu'elle appelle "le métro", les tunnels souterrains de Gaza, ainsi que les maisons de commandants du Hamas, affirmant que certaines servaient à "stocker des armes".

Elle déclare également avoir recensé 90 tirs de roquettes à partir de Gaza en direction du territoire israélien portant à 3 440 le nombre de roquettes tirées, dont environ 90 % interceptées par le système de défense anti-aérien israélien, depuis le début de l'offensive.

Risque d'une crise humanitaire

Les missiles israéliens ont fortement endommagé le réseau électrique, plongeant de nouveau l'enclave de deux millions d'habitants dans la quasi obscurité. Les bombardements de la veille avaient notamment touché les bureaux du Croissant-Rouge qatari à Gaza ainsi que la seule clinique pratiquant des dépistages du Covid.

À la crise sécuritaire s'ajoute le risque d'une crise humanitaire, avec près de 40 000 Palestiniens déplacés et 2 500 personnes qui ont perdu leur maison dans les bombardements dans l'enclave minée par la pauvreté et sous blocus israélien depuis près de 15 ans.

Depuis le début de ce nouveau cycle de violences à Gaza, le 10 mai, au moins 212 Palestiniens – dont au moins 61 enfants – ont été tués à Gaza et plus de 1 400 blessés, selon un bilan palestinien. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées – dont un enfant – et 294 blessées après des tirs de roquettes.

Le Hamas a menacé de tirer de nouvelles roquettes en direction de Tel-Aviv si l'aviation israélienne ne cessait "pas de cibler des civils".

Sur un autre front, de nouvelles roquettes ont été tirées du sud du Liban vers Israël sans toucher le territoire israélien, a indiqué l'armée israélienne, faisant état de tirs de représailles en direction du "point de lancement" des projectiles.

Les hostilités se sont étendues également à la Cisjordanie où des affrontements avec l'armée israélienne ont fait 20 morts en une semaine, selon un dernier bilan palestinien.

Le Fatah a appelé à une "journée de colère" et de grève générale mardi, appel également relayé dans les villes arabes israéliennes et dans les villes "mixtes" d'Israël, où la tension entre Juifs et Arabes reste vive.

Avec AFP

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