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Joe Biden en Asie de l'Est : Moi ou la Chine, il faut choisir

AFP - Mandel NGAN

Le président américain est attendu à Phnom Penh pour le sommet de l'ANSEA, qui regroupe les prometteuses économies du Sud-Est. Sous le regard de l'adversaire chinois.

Drôle d’endroit pour une rencontre. Le Cambodge accueille ce week-end dans sa capitale Phnom Penh, le sommet de l’ANSEA, l’association des Nations du Sud-Est Asiatique (l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, Brunei, le Vietnam, le Laos, la Birmanie et le Cambodge). Ce fragile pays est largement passé sous la coupe de Pékin. Or il accueille... Joe Biden, qui viendra prêcher le développement des relations commerciales et politiques avec l'Amérique.

Lorsque Joe Biden était vice-président, Barack Obama avait annoncé un retentissant "pivot vers l’Asie". Ce mouvement de fond de la diplomatie américaine devait placer l’Europe au second plan pour la concentrer sur le continent le plus prometteur de la planète. Barack Obama s’était lui-même surnommé "le premier président du Pacifique". Avec ses alliés dans la région, l’Amérique voulait former une région intégrée, des deux côtés de l'océan. Il promettait de préserver les lignes aériennes, routières et maritimes de l’influence chinoise. Barack Obama avait signé l’accord TPP, qui formait un vaste espace commercial soumis aux mêmes principes. Dans l’esprit de Washington, cet ensemble de pays, coincés en sandwich entre le G2 chinois-américain, pencherait vers lui. Un calcul devenu encore plus judicieux maintenant que l’économie chinoise ne croît plus au même rythme qu’avant, et qu'elle attirera, de par ce fait et la dérive autoritaire de son régime, de moins en moins les investisseurs étrangers.

Partition géographique

Mais ce que Barack Obama avait signé d’une main allait être barré d’une autre par son bouillonnant successeur. Donald Trump, le premier jour de son mandat, a déchiré l’accord TPP et mis en place une politique d’America First qui doucha les bonnes volontés dans cette partie du monde et la fit naturellement dériver vers les sirènes de l’investissement chinois. La situation est claire sur le plan commercial, où la Chine est le premier partenaire de tous les pays de l’ANSEA, devant les État[...]

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