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Joe Biden ajuste son objectif sur les droits de l'homme

·2 min de lecture

Chine, Russie, Arabie saoudite... Le nouveau président américain déploie une autre diplomatie pour affronter les « modèles » autoritaires. En priorisant la négociation et les pressions, qu'il juge plus efficaces que la force.

C'est une grande dame de la presse télé, une icône de la chaîne publique PBS. Judy Woodruff pose toujours poliment ses questions, ce qui ne les empêche pas d'être parfois vachardes. Et ce mercredi 3 mars, elle en a deux pour le secrétaire d'Etat de Joe Biden, Antony Blinken : « Les Etats-Unis sont-ils en train d'hésiter quand il s'agit d'abus des droits de l'homme ? », « Les droits de l'homme ne sont-ils pas la priorité de cette administration ? »

On pourrait être cynique, dire qu'il a suffi de quelques semaines de présidence pour que les belles intentions se dissolvent dans la Realpolitik. Mais la réalité est plus compliquée, et plus intéressante. Joe Biden a placé la défense des droits de l'homme parmi ses priorités. Il veut effacer le désintérêt total de Trump pour le sujet, pire, son attirance marquée pour les autocrates. Mais il ne s'agit pas de revenir au « monde d'avant ». « Nous observons le monde avec des yeux neufs, a assuré Blinken dans son premier grand discours de politique étrangère. Cela dit, même si les temps ont changé, certains principes demeurent. »

Première application : l'affaire MBS. En refusant de sanctionner directement Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien commanditaire de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, Biden a déclenché la fureur d'une série d'éditorialistes. Blinken ne se dérobe pas : « Que nous les aimions ou non, nous ne choisissons pas les leaders de l'Arabie saoudite. Et le prince héritier a toutes les chances d'être dans une position de leadership pour des années ou des décennies. »

Dictateurs sous surveillance

Un retour au réalisme de l'intérêt d'Etat, donc ? Pas tout à fait. L'administration Biden n'a pas seulement rendu public le rapport de ses services de renseignement et sanctionné quelques dizaines d'officiels saoudiens. Elle a prévenu, par la voix de sa porte-parole : il s'agit d'empêcher qu'un meurtre d'opposant de ce genre « ne survienne à nouveau ». Autrement dit : les dictateurs sont désormais sous[...]

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