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JO Paris 2024 : le partenariat entre Airbnb et le CIO fait bondir les hôteliers

Le choix du Comité international olympique (CIO) de nouer un partenariat avec Airbnb suscite une levée de boucliers chez les hôteliers, réunis à Biarritz pour le 67e congrès de l'Umih, principale organisation patronale du secteur. Ils l'ont ont qualifié d'"outrageux" , jugeant que la plateforme "joue de la dérèglementation dans tous les pays". "Où est la moralité?", s'est interrogé mercredi Roland Héguy, président de l'Umih, lors du congrès qui se tient jusqu'à jeudi. "Nous avons été très surpris", a-t-il déclaré à l'AFP, "alors que nous avons travaillé depuis la phase de candidature avec l'équipe d'organisation des Jeux olympiques 2024 à Paris".

Un tel partenariat avec la plateforme de locations touristiques que les hôteliers accusent de concurrence illégale, est "totalement irrespectueux envers les professionnels de l'hôtellerie", très impliqués dans cette phase préparatoire, et alors que "l'offre hôtelière parisienne et francilienne était un atout dans le dossier de candidature de la ville de Paris", estime l'Umih. "Ce partenariat est inopportun et il est outrageux de faire de cette entreprise qui joue de la dérèglementation dans tous les pays du monde un partenaire mondial du CIO", ont ainsi affirmé dans une déclaration commune M. Héguy, Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Umih et Jean-Virgile Crance, président du GNC.

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"Faut-il revenir sur les contrats globalisés passés entre les hôteliers et l'équipe d'organisation des JO?", s'interrogeait l'Umih. De son côté, le GNI, qui représente les indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, a estimé qu'Airbnb, qui "ne respecte pas les règles, doit être disqualifié!" et affirmé son intention de saisir le Comité d'éthique du CIO tout comme le comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris-2024. Sollicité par l'AFP, Airbnb n'a pas réagi dans l'immédiat.

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