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JO - Escrime - Sabre (F) - « On s'était promis de sourire », raconte Cécilia Berder, médaillée d'argent par équipes au sabre aux JO de Tokyo

·3 min de lecture

Avec Manon Brunet, Charlotte Lembach et Sarah Balzer, Cécilia Berder a décroché la première médaille olympique du sabre féminin par équipes. Elle raconte ce collectif si soudé. « Votre médaille est historique : c'est la première du sabre féminin par équipes...
On a reçu des messages des anciennes, Carole Vergne, Anne-Lise Touya, Léonore Perrus. J'ai eu la chance d'être avec elles en 2008 à Pékin, on était numéro 1 mondiales. Et puis... Ça va si vite le sabre ! Elles méritaient clairement ce qu'on a nous autour du cou (la France termine 4e à Pékin). Le sabre féminin en France s'est construit avec les grandes championnes qui étaient avant nous. Finalement il n'y a que nous quatre qui avons une médaille, mais quand on va rentrer en France on va faire chauffer le téléphone, on va appeler toutes les filles qui ont fait du sabre en France et on va leur dire "venez !". lire aussi Le tableau du sabre par équipes femmes Dans quel domaine les Russes vous ont-elles dominées en finale ?
Sur les cassures tactiques, elles ont été meilleures. Dès qu'on commençait à reprendre la main, boum, elles arrivaient à changer et à repartir. C'est des filoutes ! Il faut qu'on progresse là-dessus, quand on prend deux ou trois touches, il faut qu'on dise : "Excusez-moi, j'ai un truc dans l'oeil" et on prend deux minutes. Notre équipe a plein de progrès à faire, et ça en fait partie. « (à propos d'Olga Nikitina) Je sentais qu'elle paniquait, elle me regardait, vous devriez imaginer les yeux noirs qu'elle avait, c'était quelque chose » C'est pour cette raison qu'Olga Nikitina a changé deux fois de sabre ?
Je savais qu'elle allait faire ça ! C'est une culture, depuis petites elles font ça, dès qu'elles prennent deux touches : "Excusez-moi, mon arme est cassée"... Bon en fait, rien du tout, mais on ne peut pas dire le contraire, donc ça marche ! Je n'étais pas plus énervée que ça, et grand respect pour Nikitina, elle a été très forte, c'est elle qui leur permet d'être championnes olympiques. Je sentais qu'elle paniquait, elle me regardait, vous devriez imaginer les yeux noirs qu'elle avait, c'était quelque chose. lire aussi Toute l'actu du tir aux JO de Tokyo Après la demi-finale, vous disiez qu'il fallait vous relâcher, avez-vous trouvé l'inspiration ?
On est allées voir Clarisse Agbegnenou lors de son titre. Une heure avant de combattre, elle dansait, elle rigolait, elle est venue nous voir, nous saluer, je n'ai jamais vu un extra-terrestre comme ça. Elle m'a inspirée grave, je me dis arrête de te prendre la tête, regarde Clarisse ! Vous faite partie d'un collectif qui aime jouer, comment cela se traduit-il sur la piste ?
On essaie d'ajouter un peu de légèreté, on a tellement attendu d'être sur cette piste olympique ! Il y a un an et demi on a eu peur que les Jeux soient définitivement annulés, et on s'était promis que quoi qu'il arrive, on avait le droit et l'obligation de sourire. J'ai vu les footballeurs italiens, ils m'ont vachement parlé sur ça, cette capacité à sourire même quand c'est chaud, à kiffer quoi ! Et je peux vous dire que quand l'arbitre vous dit "en garde, êtes-vous prêt", j'ai un peu peur mais j'y vais quand même. La rage et le sourire c'est un beau cocktail. » lire aussi Le tableau des médailles des JO de Tokyo

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