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JO 1924 - 2024 - Cléopatre Darleux présente cinq femmes qui ont brillé aux JO et l'ont inspirée

·3 min de lecture

De sa découverte en 2012 jusqu'au titre il y a trois mois, la gardienne des Bleues raconte ses Jeux et évoque cinq femmes qui l'inspirent. Entre ses premiers Jeux, à Londres, à tout juste 23 ans, et ceux de Tokyo, l'été dernier, Cléopatre Darleux a à peu près tout vécu. Les grandes victoires, les douloureuses défaites, les blessures à répétition, l'éloignement de l'équipe de France, et la naissance d'un enfant, en 2019. Son histoire avec les Jeux a presque quelque chose de romanesque. lire aussi Darleux : « On revient plus forte après une grossesse » « En 2012, j'étais assez jeune et la compétition s'était arrêtée net en quarts de finale, alors qu'on était sur une bonne dynamique, se souvient la gardienne. Ç'a été un choc pour nous, un gros coup dur, pour tout le monde. » S'ensuivra un changement d'encadrement de l'équipe de France. Et à partir de 2013 et jusqu'en 2016, Darleux ne joue quasiment plus avec les Bleues. Des blessures, notamment au genou, occasionnent des arrêts de deux ou trois mois et sa présence dans le collectif tricolore devient rare. « Je n'étais plus forcément dans le groupe, je ne faisais que quelques stages, donc ça n'a pas été un choc de ne pas être sélectionnée pour les Jeux de Rio. » « Le fait de partir, sacrifier du temps, quand on est maman, je ne voulais pas que ce soit pour rien » Elle retrouve les Bleues, de nouveau entraînées par Olivier Krumbholz, en 2017, et remporte le titre de championne du monde. Le genou lâche encore en 2018 et elle n'est pas de l'équipe championne d'Europe à domicile. Darleux tombe ensuite enceinte, début 2019, de son premier enfant. « J'avais vraiment l'objectif de revenir au top niveau après ma grossesse, les Jeux ont été un moteur. » La pandémie offre à la maman d'Olympe une année supplémentaire pour se préparer, pendant laquelle elle affûte aussi un mental d'acier : « L'objectif était vraiment l'or, il n'y avait pas d'autre choix. Le fait de partir, de sacrifier du temps, quand on est maman, je ne voulais pas que ce soit pour rien. » En train de devenir un modèle La spectatrice de 2012, ébahie devant Usain Bolt ou Kobe Bryant, n'était cette fois-là que pour le plus beau des métaux, et dans une équipe devenue elle aussi plus mature. Et pourtant, l'entame du tournoi, émaillée par deux défaites et un nul, était à l'opposé de celle de Londres : « On n'a pas forcément bien débuté, mais ça nous a permis de construire nos victoires, analyse-t-elle. On a vraiment progressé jusqu'à avoir ce sentiment de dérouler, de tracer notre chemin. » Aujourd'hui, la joueuse de 32 ans, autrefois en mal de modèles féminins, est consciente d'en devenir un. Alors quand lui a demandé de choisir cinq figures féminines qui l'avaient marquée aux Jeux, Cléopatre Darleux a tout de suite pensé à des sportives de sa génération, puis à deux autres monuments du sport français, dont l'après-carrière est également source d'inspiration. Cinq sportives qui l'ont inspirée aux Jeux Marie-José Pérec, la simplicité « Les vrais souvenirs que j'ai de Marie-José Pérec, c'est en les regardant à la télé. J'ai une anecdote rigolote. J'étais assez jeune lors des JO d'Atlanta, en 1996, mais dans ma famille, en Alsace, avec mes frères et soeurs - on est cinq -, ma mère nous avait organisé des Jeux Olympiques dans le jardin. Elle appelait ça "Atlanta tontines", on faisait des petits jeux. Mon père, c'était David Douillet ! C'était vraiment sympa. Et on avait regardé les Jeux tous ensemble à la télé. Je n'ai que ce regard-là, d'une petite fille de 7 ans, à un âge où on commence le sport, je faisais du judo à l'époque. Aujourd'hui, c'est un monument du sport. » La gardienne de but associe beaucoup la sprinteuse guadeloupéenne, triple championne olympique du 200 m et 400 m en 1992 et 1996, à Laura Flessel. « Elles ont marqué leur époque, ont gagné tellement de titres, possèdent des palmarès qu'on retient. » Pérec, outre ses exploits olympiques, compte aussi deux titres mondiaux sur 400 m, en 1991 et 1995, trois de championne d'Europe. Si les images de ses victoires ne lui reviennent pas en mémoire, Cléopatre Darleux retient davantage « la simplicité qu'elle dégageait. Cette impression presque de facilité, même si ça ne l'est jamais. Pérec, comme Flessel, avait ce rayonnement assez simple. Quand je les imagine je les vois souriantes, lumineuses, c'est ce que je retiens. Elles sont exemplaires, positives. Par leur chemin de vie, elles donnent de l'espoir aux gens, et l'envie de faire du sport. » Laura Flessel, l'engagement Autre star des Jeux Olympiques de 1996, l'épéiste Laura Flessel est l'une des icônes de Cléopatre Darleux. « Elle était porte-drapeau à Londres, mes premiers Jeux. C'est vraiment une femme qui a marqué l'histoire des Jeux. Tout comme Marie-Jo Pérec, je la trouve lumineuse. Même encore aujourd'hui, dans sa communication. Elle est restée dans le sport. » Le palmarès de « la Guêpe » est riche de cinq médailles olympiques, douze podiums mondiaux, dont six titres de championne du monde et un titre européen. Après sa florissante carrière, Laura Flessel s'est engagée dans diverses oeuvres de promotion du sport, est devenue une figure médiatique et a même embrassé une carrière politique en devenant ministre des Sports en 2017. « Pour moi, son parcours est très important, il n'y a pas assez de femmes qui pendant ou après leur carrière continuent à promouvoir cette belle image du sport féminin et essaient d'aller dans les sphères dirigeantes ou les hautes instances politiques. C'est très important d'en avoir parce que les jeunes filles ont besoin de modèles féminins dans ce domaine-là aussi. Quand j'ai regardé la liste des porte-drapeaux, il n'y avait pratiquement que des hommes, ce n'est que dans les quinze dernières années qu'il y a eu plus de femmes et pour moi c'est très important qu'il y ait plus de femmes qui se dégagent, qui soient des modèles, qui parlent au nom des femmes parce que les hommes ne peuvent pas le faire. Il faut des femmes porte-parole, porte-drapeau, qui aillent plus loin après le sport pour être des modèles. » Laure Manaudou, l'ado pionnière « C'est la première sportive qui m'est venue à l'esprit. Elle n'a que trois ans de plus que moi, mais elle a été mise sur le devant de la scène très jeune. Dans ma jeunesse, ç'a vraiment été une star, j'entendais beaucoup parler d'elle, on la voyait dans les journaux... C'était elle l'athlète féminine que je connaissais le plus. Quand j'ai fait mes recherches, j'ai vu que son titre olympique remontait à 2004, je me suis demandé : mais elle a quel âge ? J'ai été étonnée de voir qu'elle n'a que 35 ans. Elle a pris sa retraite sportive assez jeune, après elle est revenue, etc. Mais en 2004, j'étais un bébé et elle avait 17 ans, alors que pour moi c'était une star. » Comme nombre de jeunes sportifs de sa génération, Cléopatre Darleux a été marquée par ce visage juvénile, cette aisance dans l'eau, cette réussite surprise avec l'or sur 400 m, l'argent sur 800 m et le bronze sur le 100 m dos. Qui plus est dans un sport où les Français ont eu du mal à se faire une place au niveau mondial. D'un coup, une ado pionnière cassait des barrières, se retrouvant propulsée au panthéon du sport français. Si bien que, huit ans après, la handballeuse n'a pas osé l'aborder quand l'occasion s'est présentée : « Je l'ai rencontrée aux Jeux de Londres, lors de la cérémonie d'ouverture. C'était l'époque où la natation était sur le devant de la scène, il y avait surtout son frère, Florent, qui a été médaillé en 2012. On n'a jamais discuté. Après j'étais beaucoup plus jeune et impressionnée que maintenant, où j'ai plus de facilité à échanger avec les autres athlètes. J'étais vraiment spectatrice. » Estelle Mossely, la mère inspirante « Estelle Mossely est devenue championne olympique de boxe à Rio, aux Jeux où je n'étais pas, en 2016. Je l'ai choisie parce que c'est une femme qui a eu des enfants. Elle a été un modèle, elle a beaucoup parlé de la maternité, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Je trouve que c'est bien d'avoir des femmes athlètes qui revendiquent ce côté-là, être maman, pouvoir revenir après une grossesse. Pendant sa deuxième grossesse, elle a parlé de ce qu'elle faisait comme activité sportive, je trouvais ça hyper intéressant pour les jeunes mamans, ou celles qui ont envie d'être maman et de refaire du sport après. » Elle-même maman depuis 2019, Cléopatre Darleux est forcément sensible au parcours de la boxeuse, qui a eu deux enfants en 2017 et 2020 tout en poursuivant sa carrière chez les pros. « Son rapport à la maternité m'a inspirée. Je la suis sur les réseaux, et le fait de voir tout ça, avoir des images, des modèles de réussite qui sont dans la communication positive, ça trace un chemin dans notre tête qui nous fait nous dire : "Oui c'est faisable". Il n'y a pas qu'Estelle, beaucoup de handballeuses l'ont fait, ça a marché, elles en parlent. On se nourrit des expériences de chacune. Pour moi, avoir été maman a été moteur dans la suite de ma carrière. Sur les deux dernières années, j'ai été encore plus performante depuis que je suis maman. Et je suis plus épanouie. Ce que j'ai lu à travers les témoignages, je l'ai vérifié en personne. » Clarisse Agbegnenou, le rayon de soleil « Clarisse, c'était vraiment le soleil de nos Jeux de Tokyo. Honnêtement, je ne la connaissais pas vraiment avant. J'ai regardé sur Wikipedia et c'est la judoka française la plus médaillée (triple médaillée olympique dont deux titres à Tokyo, sextuple championne du monde, quintuple championne d'Europe, l'un des plus beaux palmarès au monde), impressionnant. Aux Jeux, elle a rempli son rôle d'ambassadrice française à merveille. Elle a eu ses diplômes en même temps, elle fait plein de choses en même temps, et elle a hyper bien communiqué pendant tous ces Jeux. Elle a été un moteur pour nous, elle a gagné deux médailles d'or aussi, ça nous a montré la voie, à toute la délégation française. Elle était, avec Samir Aït-Saïd, une porte-drapeau vraiment ouverte, solaire. lire aussi Aux origines de la famille Agbegnenou Clarisse a gagné très vite, et nous on était encore au village, dans une période où on n'était pas en bonne position, on venait de perdre un match. On était la veille de notre match couperet contre le Brésil, soit on gagnait soit on partait. Clarisse avait gagné sa deuxième médaille d'or, elle était hyper heureuse. Nous, on était un peu envieuses de la voir, mais elle nous a vachement encouragées, elle était vraiment derrière nous. C'est une personne qui m'a marquée pendant ces Jeux. Je n'ai pas lu les articles où elle parlait de ses difficultés mentales après le report des Jeux. Mais je vois dans tout ce qu'elle dit, et c'est ce que j'aime chez elle, ce naturel, qu'elle dit ce qu'elle pense. Alors ça ne m'étonne pas qu'elle en ait parlé. »

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