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Les jeunes Allemands de plus en plus séduits par les fast-foods

Photo Stefano Rellandini/REUTERS

Les chiffres affolent les diététiciens d’outre-Rhin. En 2022, les Allemands de 18 à 24 ans ont mangé en moyenne 22 fois par an dans un fast-food, assure Der Spiegel, étude à l’appui. La même année, l’américain McDonald’s, leader de la restauration rapide en Allemagne, a fait 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le pays : “Un record.”

“La pandémie a marqué un tournant pour le secteur”, assure l’hebdomadaire de gauche. Les restrictions sanitaires ont contribué à “la résurrection des commandes par drive – un retour aux sources pour McDonald’s”. En Allemagne, 40 % du chiffre d’affaires de l’enseigne provient désormais de la vente à emporter, considérée comme une “alternative [culinaire] simple” et consensuelle.

Mais le succès de ce type de restaurant s’explique aussi par d’autres facteurs. “Les réseaux sociaux nourrissent cet engouement”, affirme au journal l’influenceuse Bettina Grabl. De nombreux internautes se mettent en scène dans des fast-foods et sont parfois rémunérés pour en faire la promotion.

Selon elle, ils le font d’autant plus volontiers que “les burgers et les pizzas sont des valeurs sûres, l’assurance de faire un carton sur TikTok et Instagram” – tout en se moquant des injonctions à manger sain et équilibré en permanence.

Le goût de la jeunesse

Ce type de nourriture est souvent associé à l’enfance ou à l’adolescence, analyse Katja Kröller, chercheuse en psychologie alimentaire. Beaucoup de parents emmènent leurs bambins dans des fast-foods car les règles de bienséance y sont moins strictes : dans ces établissements, ils peuvent parler fort, se chamailler, sans susciter des réactions négatives de la part des autres clients. Dans les campagnes allemandes, il n’est pas rare que les ados s’y retrouvent, faute d’autres lieux de sociabilité.

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“Les habitudes prises quand on est jeune occupent encore une place considérable dans l’alimentation, des années après”, précise le Spiegel. Cela explique qu’à l’âge adulte la “nostalgie” des fast-foods soit difficile à éradiquer. Le ministère de l’Alimentation allemand a récemment fait savoir qu’il souhaitait limiter les publicités pour les fast-foods à proximité des établissements scolaires. Il s’inquiète de leurs effets sur la santé des élèves. Fort de ses récents succès commerciaux, “le secteur ne semble guère inquiet”.

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