La bourse est fermée

Comment Jean-Michel Aulas transforme le Groupama Stadium en cash machine

Distancé par le PSG en Ligue 1, le club se démène pour rester sur le podium. L’OL a réussi un spectaculaire redressement financier grâce à l’ouverture de son propre stade, le Groupama Stadium.

Samedi 23 septembre. Les joueurs de l’OL sont hagards : ils viennent de tomber de haut en concédant un match nul face à Dijon. Une grosse frustration et une nouvelle désillusion. Sur le terrain, l’OL n’est plus une star : distancé en Ligue 1 par le Paris Saint-Germain, en lutte avec Marseille et Monaco pour les seconde et troisième places, l’Olympique lyonnais n’est plus le club des années 2000 qui avait enchaîné sept titres de champion de France. Les supporters n'hésitent plus à critiquer ouvertement l’entraîneur Bruno Genesio, l’un des fidèles du président Jean-Michel Aulas. Seule consolation : l’équipe féminine reste au top après onze titres consécutifs en championnat de France et quatre en Champions League. Mais elle n’attire que quelques milliers de spectateurs lors des matchs.

Poutant, à 68 ans, le président Aulas, premier actionnaire d’OL Groupe (27,8% du capital et 31,58% des droits de vote), n’a pas l’air abattu. C’est que le patron du club a un joker en poche. En attendant que ses joueurs retrouvent régulièrement le chemin des buts, il est en train de réussir l’énorme pari financier lancé il y a dix ans : doter son club de son propre stade, pour 420 millions d’euros, sur le modèle des plus grands clubs européens, du Bayern de Munich au Real de Madrid en passant par Arsenal à Londres. Une stratégie unique en France, mais le président en est convaincu : être propriétaire de son stade va faire changer l’OL de dimension.

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Le nouveau stade booste la billetterie

Et d’abord en redressant ses comptes. Quand Aulas et son équipe ont commencé à y réfléchir, l’OL était champion (...) Cliquez ici pour voir la suite