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Jean-Louis Murat, “patrimoine du spleen versifié”

XAVIER LEOTY/AFP

Le chanteur français Jean-Louis Murat est mort jeudi [25 mai] à son domicile, en Auvergne, a annoncé son ex-maison de disques. L’interprète de Regrets et de Si je devais manquer de toi avait 71 ans. Il laisse derrière lui une trentaine d’albums.

L’auteur-compositeur-interprète devait faire paraître un best of ce vendredi. Jean-Louis Murat était né le 28 janvier 1952 à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne.

Quarante ans de belles-lettres rock, une trentaine d’albums, parmi lesquels quelques joyaux francophones (Cheyenne Autumn, Le Manteau de pluie, Mustango), qui ont motivé une génération de chanteurs à prendre le maquis pop-rock en chanson. Jean-Louis Murat est une stature inspirante, un patrimoine du spleen versifié qui a réussi à faire chanter Mylène Farmer, Carla Bruni ou Isabelle Huppert.

Un barde auvergnat sous influence américaine

Le barde auvergnat élevé à John Lee Hooker, Neil Young, Bob Dylan, Leonard Cohen ou Swell plutôt qu’à Brel, Brassens et Ferré a signé l’une des œuvres les plus élégantes, intrigantes, touchantes, lettrées et constantes de la chanson contemporaine malgré les revers de fortune.

Il a ainsi dû trouver l’exil discographique à plusieurs reprises pour poursuivre sa destinée romantique, s’est senti “remisé au placard” il y a une dizaine d’années quand sa petite entreprise chantée a connu la crise. La faute à des ventes en berne de ses enregistrements, qu’il publiait à son rythme biennal effréné, à des passages radio limités, à des dates de concerts se raréfiant.

Le moral en berne, le chanteur, qui s’était alors retiré dans une ferme des montagnes auvergnates non loin de Clermont-Ferrand, nous confiait : “Je crois que je ne comprends plus l’époque, les gens. Tout me semble illisible. La démocratie a privilégié la médiocrité, en politique comme en musique. Cela devient même difficile d’écrire des chansons, de peindre, de créer tout simplement, dans un tel contexte de morosité mondialisée.”

Malgré ses précis de poésie hautement stylisés et musicalement subtilement accidentés, Murat ne faisait alors plus recette. La faute aussi, disait-on dans le milieu de la musique, à une réputation écornée d’homme “bourru, taiseux et désagréable”. Il s’était donc résolu à chanter Je voudrais me perdre de vue au cœur de Grand Lièvre, pour essayer de se faire entendre.

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