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Jean Guo, l'entrepreneuse qui démocratise l'accès au numérique avec Konexio

·2 min de lecture

Jean Guo, 29 ans, diplômée de Stanford et Harvard, a cofondé la start-up sociale Konexio en 2016. Elle veut rendre le numérique accessible à tous: réfugiés, chômeurs longue durée, personnes en reconversion… Elle est l'invitée du Club entrepreneurs Challenges - Grant Thornton.

Challenges - Comment vous êtes-vous intéressée aux migrants?

Jean Guo - Je suis arrivée en France en 2015, après avoir obtenu la bourse Fulbright pour faire de la recherche à la Paris School of Economics. J’ai travaillé deux ans sur les difficultés économiques et sanitaires des populations marginalisées. Et à titre personnel, je suis née en Chine et j’ai grandi aux Etats-Unis. J’ai vu les obstacles auxquels ma mère, qui ne parlait pas l’anglais et n’avait pas de réseau professionnel, était confrontée.

Quelle solution avez-vous inventée?

Nous proposons des programmes de formation, qui vont des compétences les plus basiques aux plus avancées, pour rendre le numérique accessible à tous. Nous avons commencé par les réfugiés. Certains parcouraient 100 kilomètres par semaine pour venir. Aujourd’hui, nous travaillons beaucoup avec les jeunes des quartiers prioritaires, les chômeurs longue durée, les personnes en reconversion.

Comment payent-ils leur formation?

Les programmes, d’une durée de quatre semaines à cinq mois, coûtent de 600 à 7.200 euros. Ce sont des partenaires publics (la Ville de Paris, la région Ile-de-France) et privés (Google, Société générale) qui les financent. C’est gratuit pour les apprenants. Nous les recrutons grâce à Pôle emploi, aux missions locales ou à des associations, par bouche-à-oreille et sur les réseaux sociaux.

Comment éviter le décrochage?

Nous avons mis en place des dispositifs pour éviter les ruptures de parcours. Nous avons listé des structures qui peuvent aider les apprenants s’ils ont un problème de logement ou encore juridique. Nous travaillons aussi sur les compétences relationnelles, la confiance en soi, l’autocensure, en partenariat avec des entreprises comme Adecco.

Konexio est une start-up sociale. Est-elle rentable?

Oui! Notre chiffre d’affaires, de 1 million d’euros en 2020, devrait dépasser 2 millions cette année. Nous avons notre propre organisme de formation qui nous permet de concevoir des formations certifiantes. N[...]

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