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Jean Castex, le bouclier percé de la macronie

·2 min de lecture

Devenu Premier ministre, l'avenant Monsieur Déconfinement s'est mué en triste proviseur. Mais en prenant les coups, il protège le président.

Il ne regarde même plus la revue de presse que lui préparent les services de Matignon : il la jette directement à la corbeille. Le journal L'Opinion précise même que le Premier ministre et ex-maire de Prades ne lit plus que L'Indépendant , édition de Perpignan. Pour y trouver des échos de sa commune et prendre le pouls du pays profond. Pas question de se laisser distraire de sa mission sacrificielle : bouclier du président. Un bouclier désormais percé et transpercé, ce qui en fait un nouveau saint Sébastien offert aux flèches des ennemis, comme des amis. Il est devenu « La » cible expiatoire de la pandémie.

Louis de Funès ou Dupontel

Un comique pathétique ! C'est ainsi que le dépeint le plus volontiers l'opposition, mais la majorité aussi parfois. Marine Le Pen le compare à Louis de Funès, Christian Jacob, le président de LR, à Fernandel, sans le talent. Des macronistes dépités le comparent à l'humoriste Albert Dupontel, sauf qu'il ne les fait pas rire. Même quand le chef du gouvernement carambole involontairement les proverbes, promettant un jour de « remettre le chantier sur l'ouvrage » , puis le lendemain de « remettre le métier sur l'ouvrage » … Preuve que Jean Castex est troublé par le trouble qu'il a lui-même provoqué, du moins accentué. Car, promu comme l'avenant Monsieur Déconfinement, il a dû administrer la potion amère du reconfinement et se transformer en triste proviseur de Prades. Ce que résume ainsi le sénateur centriste Hervé Marseille : « Il était parti pour descendre les Champs-Elysées et il s'est retrouvé à Omaha Beach ! »

Son état de grâce a vite tourné à la disgrâce. Depuis sa prise de fonction en juillet dernier, il n'a cessé de baisser dans les sondages, résume Bernard Sananès de l'institut Elabe, au point de ne plus enregistrer que 23 % d'opinions favorables. Les électeurs macronistes font petite mine (53 % d'opinions favorables) et il ne fige pas l'électorat de droite, lui l'ex-collaborateur de Xavier Bertrand, puis de Nicolas Sarkozy. C'étai[...]

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