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Le Japon va déverser en mer les eaux contaminées de Fukushima

par Yuka Obayashi et Aaron Sheldrick
·3 min de lecture
LE JAPON VA DÉVERSER EN MER LES EAUX CONTAMINÉES DE FUKUSHIMA

par Yuka Obayashi et Aaron Sheldrick

TOKYO (Reuters) - Le Japon va déverser en mer plus d'un million de tonnes d'eaux contaminées par la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé mardi le gouvernement, une décision face à laquelle l'industrie japonaise de la pêche et des pays voisins dont la Chine et la Corée du Sud ont affiché leur opposition.

Cette opération débutera dans environ deux ans, un délai qui permettra à l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power, de filtrer les eaux pour éliminer les isotopes nocifs, de bâtir les infrastructures et d'obtenir les autorisations des régulateurs.

Le gouvernement considère le déversement des eaux comme nécessaire pour boucler le démantèlement de la centrale de Fukushima, ravagée par un tsunami en mars 2011, et souligne que des eaux filtrées sont régulièrement déversées par des centrales nucléaires à travers le monde.

Près de 1,3 million de tonnes d'eaux contaminées, soit de quoi remplir 500 piscines olympiques, sont stockées dans des réservoirs géants à la centre de Fukushima Daiichi pour un coût annuel de plus de 910 millions de dollars, et l'espace commence à manquer.

"Sur la base du strict respect des normes réglementaires qui ont été établies, nous choisissons le rejet océanique", a dit le gouvernement dans un communiqué, indiquant qu'il faudrait des décennies pour mener le projet à bien.

Réagissant à l'annonce de Tokyo, les Etats-Unis ont noté que le Japon avait collaboré étroitement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur la gestion du site de Fukushima depuis la fusion de trois réacteurs il y a dix ans.

"Il s'agit d'une situation unique et complexe, le Japon a pesé les options et les effets, a été transparent sur sa décision, et semble avoir adopté une approche respectant les normes de sécurité du nucléaire acceptées dans le monde", a dit le département d'Etat américain dans un communiqué.

Des détracteurs du projet ont toutefois de nouveau exprimé leurs inquiétudes sur les possibles niveaux élevés de tritium ou d'autres contaminants.

La Chine a qualifié la décision du Japon d'"extrêmement irresponsable". Via un communiqué diffusé sur le site internet de son ministère des Affaires étrangères, elle a appelé Tokyo à consulter et trouver un accord avec les pays concernés et l'AIEA avant d'engager des démarches.

La Corée du Sud a exprimé de "sérieuses préoccupations" sur la possibilité que cette décision ait un "impact direct et indirect" sur la sécurité de la population sud-coréenne et de l'environnement du pays.

Elle a demandé au Japon de fournir davantage d'informations, indiquant par ailleurs qu'elle allait renforcer ses opérations de suivi radiologique.

Les syndicats de la pêche à Fukushima ont par le passé appelé le gouvernement japonais à ne pas déverser en mer les eaux contaminées, estimant que cela aurait un "impact catastrophique" sur l'industrie.

(Yuka Obayashi, Yoshifumi Takemoto et Aaron Sheldrick, avec Hyonhee Shin à Séoul, Andrew Galbraith à Shanghai; version française Jean Terzian)