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Japon: l'inflation atteint 3,6% en octobre, au plus haut depuis 40 ans

La hausse des prix à la consommation au Japon a atteint un niveau record depuis 1982, sur fond de chute du yen face au dollar qui renchérit le coût des importations et de flambée des prix de l'énergie.

L'inflation au Japon s'établit à 3,6% en octobre sur un an (hors produits frais), selon des données publiées vendredi, légèrement au-dessus de ce qu'attendait le consensus d'économistes sondés par l'agence Bloomberg (3,5%), après 3% en septembre.

Sans tenir compte de l'énergie, l'inflation a été plus modérée (2,5%), tout en étant plus forte là aussi qu'en septembre du fait de l'augmentation des prix d'autres produits, notamment alimentaires.

L'inflation dans l'archipel dépasse depuis avril l'objectif de la Banque du Japon (2% hors produits frais), sous l'effet de la flambée des prix énergétiques et alimentaires dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne.

Mais cette "inflation par les coûts" --qui reste à des niveaux modérés comparé aux autres pays industrialisés-- ne satisfait pas la BoJ, qui continue d'estimer que les conditions ne sont pas encore réunies pour un resserrement monétaire au Japon.

- Récession mondiale à l'horizon -

Fin octobre, l'institution a relevé sa prévision d'inflation à +2,9% pour l'exercice 2022/23 qui s'achèvera fin mars (+1,8% en excluant les produits frais et l'énergie), mais elle la voit retomber à 1,6% en 2023/24 et se maintenir à ce niveau en 2024/25.

La BoJ a répété à cette occasion qu'il ne fallait "pas attendre de hausses de taux d'intérêt ou une sortie de l'assouplissement monétaire de sitôt", ajoutant qu'elle entendait "mener sa politique monétaire de sorte que la stabilité des prix soit atteinte de manière durable et stable en s'accompagnant de hausses de salaires".

Les craintes d'une récession mondiale en 2023, qui devrait également toucher le Japon, confortent la Banque dans sa voie, selon Darren Tay de Capital Economics.

"On se dirige vers une situation économique difficile et la BoJ ne va pas risquer de mettre l'économie (japonaise) davantage en danger en resserrant sa politique monétaire", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ce grand écart entre la politique monétaire ultra-accommodante de la BoJ et les resserrements observés dans d'autres pays, Etats-Unis en tête, a eu pour conséquence de faire chuter le yen face au dollar, renchérissant ainsi le coût des importations japonaises.

Le déficit commercial nippon a plombé le Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, qui s'est replié de 0,3% par rapport au trimestre précédent, selon des chiffres préliminaires publiés mardi.

- "Protéger la population" -

Pour stimuler l'économie et tenter de protéger le pouvoir d'achat des Japonais, le gouvernement du Premier ministre Fumio Kishida a annoncé fin octobre un plan de relance massif d'un montant équivalent à 270 milliards d'euros.

Alors que "les prix de biens et services de la vie quotidienne, comme l'énergie et l'alimentation, continuent à augmenter (...) le gouvernement doit protéger la population de ces hausses", a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement Hirokazu Matsuno.

Avec la remontée du yen observée depuis début novembre et la tendance à la baisse des prix mondiaux de l'énergie, la hausse des prix devrait ralentir à partir du quatrième trimestre, selon certains économistes, notamment grâce à l'une des mesures du plan Kishida devant réduire les factures d'énergie des Japonais dès janvier.

"Nous nous attendons à ce que l'inflation plafonne autour de 3,5% au quatrième trimestre et ralentisse à 2,8% au premier trimestre 2023", a commenté Yuki Masujima de Bloomberg Economics.

mac-nf-kaf/ras/elm