Japon: hausse des actions et recul du Yen après la victoire de la droite.

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La Bourse de Tokyo a bondi de 1,6% en séance ce matin, après le raz-de-marée de la droite conservatrice aux élections législatives de dimanche. L'indice Nikkei (Osaka: ^N225 - actualité) a toutefois limité ses gains à 0,9% à l'approche de la fin de la séance. Les actions des compagnies japonaises d'électricité sont particulièrement recherchées, le Parti Libéral-Démocrate (PLD), vainqueur du scrutin, étant favorable à un redémarrage des centrales nucléaires de l'archipel, mises en veille depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Le titre Tokyo Electric Power (Other OTC: TKECF.PK - actualité) (Tepco), l'exploitant de Fukushima flambe de plus de 30%, tandis que l'action Kansai Electric Power prend 14%, Chubu Electric Power gagne 7,5%, Hokkaido Electric Power 8%, Kyushu Electric Power 12% et Hokuriku Electric Power monte de 8,5%.

Sur le marché des changes, le Yen réagi en nette baisse, tombant à son plus bas niveau depuis plus d'un an et demi face au Dollar, à 84,30 Yens/$, tandis que contre l'Euro, la devise nippone est revenue à son plus bas depuis huit mois à 111,10 Yens/Euro. Les marchés s'attendent à ce que le nouveau gouvernement nippon, dirigé sauf coup de théâtre par Shinzo Abe, ouvre grand le robinet des liquidités pour relancer l'économie, notamment les exportations, et lutter contre la déflation. Pendant sa campagne, M. Abe a affirmé qu'il ferait tout pour obtenir de la Banque du Japon une politique monétaire ultra-accommodante, afin d'en finir avec la vigueur du Yen et la déflation.

Ce matin, la vive réaction des marchés est liée au fait que les investisseurs, qui anticipaient pourtant une victoire du PLD, ont été surpris par l'ampleur de sa victoire. Le parti conservateur et nationaliste a ainsi a remporté une majorité absolue de 294 sièges sur 480 à la chambre basse du parlement. Le PLD obtient même une majorité qualifiée des deux-tiers avec son allié centriste du Nouveau Komeito, ce qui lui permettra de légiférer sans avoir à tenir compte du Sénat, où il n'y a pas de majorité claire actuellement.