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Jaguar et Land Rover : Brexit, l'épreuve de trop

Bien que de nationalité allemande, Ralph Speth, le directeur général de Jaguar Land Rover (JLR), se départ rarement d’un flegme tout ce qu’il y a de british. Mais l’été dernier, lors d’une visite au centre technique de Gaydon, en Angleterre, cet ex de BMW a laissé percer son agacement à l’évocation de la fermeture de ses usines anglaises pour une semaine, en novembre, juste après la date prévue du Brexit. "Nous n’avons pas le choix, il faut le faire", a tranché le patron à moustache. Pour JLR, il s’agit de limiter l’impact des difficultés d’approvisionnement de pièces importées du continent. "Pour faire tourner les usines, j’ai besoin de 20 millions de composants tous les jours. Tout doit être disponible et livré en juste-à-temps sur la chaîne", a expliqué le DG. Un sacré casse-tête en perspective…

Comme si JLR avait besoin de ça ! Depuis près de deux ans, le groupe de 41.000 salariés, filiale de l’indien Tata Motors, roule quasiment à plat. Et le Brexit pourrait bien aggraver la situation. En compliquant la production, donc, mais aussi en gênant les exportations : 80% des voitures fabriquées par JLR en Angleterre sont exportées, dont un quart vers l’Union européenne. Entre 2017 et 2018, les ventes de JLR ont déjà chuté de près de 6%, à 579.000 unités. La dégringolade a été spectaculaire en Chine (-34%). Le recul en Europe a fait mal (-4,5%). Et cette contre-performance n’a pu être compensée par la bonne tenue des marchés nord-américain et britannique. Du coup, le chiffre d’affaires a reculé de plus de 4%, à 28 milliards d’euros. Surtout, le résultat opérationnel est passé d’un gain de 1,7 milliard en 2017 à un trou de 4,2 milliards en 2018. Certes, ce plongeon vertigineux s’explique aussi par une sérieuse dépréciation d’actifs. Sans cette opération comptable, la perte se serait limitée à 420 millions d’euros. Tout de même shocking, isn’t it ?

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Racheté par le groupe indien Tata en 2008

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